Amandine Leynaud
Amandine Leynaud | SIPA

Handball - Ligue des champions : Amandine Leynaud et Györ s'offrent le titre

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La Française Amandine Leynaud et les Hongroises de Györ ont remporté la Ligue des champions de handball face aux Russes de Rostov (25-24). Metz, éliminé en demi-finale, s'est incliné dans la petite finale face à Kristiansand (31-30).

Déjà championne d'Europe et du monde avec les Bleues, la gardienne Amandine Leynaud a enfin remporté la Ligue des champions de handball avec le club hongrois de Györ, à l'âge de 33 ans, dimanche à Budapest. "Ça fait remonter beaucoup de souvenirs. J'ai plus perdu que gagné dans cette compétition. Je pense à des filles avec qui j'ai partagé des déceptions. Je suis heureuse d'avoir enfin cette médaille autour du cou. C'est un objectif dans la carrière de toute handballeuse", a-t-elle dit après la victoire sur les Russes de Rostov (25-24).

Troisième finale d'affilée pour Leynaud

C'était sa troisième finale d'affilée et elle avait perdu celles de 2017 et 2018 avec le Vardar Skopje, où jouait aussi l'arrière internationale Alexandra Lacrabère, contre le club qu'elle allait rejoindre, Györ. "Mon parcours est assez similaire en équipe de France et en club. Je retiens qu'avec l'expérience on y arrive", a dit la gardienne, qui avait touché l'or avec les Bleues au Mondial 2017, la trentaine passée, puis à l'Euro en décembre dernier à Bercy.

La réaction d'Amandine Leynaud

Dans sa nouvelle équipe, elle doit partager la cage avec deux fortes joueuses, la Norvégienne Kari Aalvik Grimsbo et la Hongroise Eva Kiss. Excellente en demi-finale contre les Norvégiennes de Kristiansand samedi, la Française n'a joué que les 15 premières minutes en finale (2 arrêts) avant de céder sa place définitivement à Grimsbo. "Je ne le vis pas comme une concurrence. On s'assemble. On est trois gardiennes très différentes. Pendant la saison, on a eu besoin de nous trois, c'est ça qui fait la force de Györ. Ils recrutent intelligemment", a-t-elle dit.

Avec Edwige et Nzé-Minko l'an prochain

Le club de Györ, quinze fois champion de Hongrie (dont les quatre dernières années) est sacré en Ligue des champions pour la cinquième fois (2013, 2014, 2017, 2018, 2019). Les deux premières, il y avait déjà une Française dans ses rangs, Raphaëlle Tervel. Deux autres Bleues ont soulevé la coupe, Valérie Nicolas et Stéphanie Cano avec des clubs danois dans les années 2000. Sponsorisé par la firme Audi, qui a une usine dans cette ville de 130.000 habitants, situé près du Danube et de la frontière slovaque, à 120 km de Budapest, le club au maillot vert étend encore sa domination. C'était sa septième finale de Ligue des champions en huit ans (la huitième au total). Il a gagné quatre des six Final Four disputés à Budapest devant son public.

L'équipe ressemble à un All Star international avec la meilleure Brésilienne (Eduarda Amorim, 7 buts en finale), la meilleure Néerlandaise (Nycke Groot), la meilleure Danoise (Anne Mette Hansen), la meilleure Norvégienne (Nora Mörk, qui revient de blessure), la meilleure Hongroise (Anita Gorbicz, 6 buts) et donc l'une des meilleures Françaises, Amandine Leynaud. Il sera renforcé l'an prochain par deux autres Bleues, Béatrice Edwige (Metz) et Estelle Nzé-Minko (Siofok, en Hongrie). La finale a quand même été accrochée. Il a fallu un ultime arrêt de Grimsbo à la dernière seconde pour éviter l'égalisation de Rostov, qui avait pourtant cinq buts de retard à sept minutes de la sirène.

Metz s'incline encore

Deux matchs, deux défaites et la quatrième place: les Messines ont dû dresser un constat d'échec. "Le bilan est négatif, bien sûr. On n'a pas besoin de débriefer. On est de grandes filles et on sait ce qu'on a mal fait. Dans ce genre de tournoi, on ne peut pas se permettre d'avoir des trous de 20 minutes", a commenté Béatrice Edwige, après la défaite contre les Norvégiennes de Kristiansand (31-30) lors de la petite finale.

Face aux Scandinaves, le passage à vide est survenu à l'abord du dernier quart d'heure, alors que Metz menait 23 à 20, avec plusieurs fois le ballon en main pour creuser encore l'écart. La veille, dans le rendez-vous décisif des demi-finales perdu contre les Russes de Rostov (27-25), les Messines étaient passées à côté de la première période (15-8).
 

La réaction de Grâce Zaadi

AFP