Amélie Goudjo
La Française Amélie Goudjo | KALLESTAD, GORM / SCANPIX NORWAY / AFP

Goudjo: "Garder notre sérieux"

Publié le , modifié le

A l’image de son équipe, la capitaine Amélie Goudjo a entamé le mondial avec sérieux et envie face au Japon (41-22). Favorites pour le podium, les Bleues entament les choses sérieuses face à la Tunisie ce lundi soir.

Question : Amélie Goujo, quels enseignements tirez-vous de la victoire face au Japon (41-22) ? 
Amélie Goudjo : "C'était une bonne entrée en matière. On avait à cœur de bien débuter car on a souvent connu des problèmes au début des compétitions. C'est chose faite. On a été très solide, bien posé en défense et patiente dans nos attaques. Il faut continuer."

Q : Comment trouvez-vous l’équipe depuis votre arrivée au Brésil ?
AG : "Il y a une bonne osmose entre nous. L'ambiance est très bonne et on est toutes tournées vers le même objectif. On travaille bien et il y a beaucoup de sérénité. Mais on verra bien dans la suite de la compétition. Pourvu que ça dure !"

Q : L’équipe reste sur une série de 19 victoires en 21 rencontres (deux défaites contre l’Allemagne et la Russie en World Cup en septembre). Qu’est-ce que cela change d’évoluer en confiance ?
AG : "C'est vrai qu'on est sur une dynamique depuis Paris. C'est une bonne chose mais on ne veut pas se griser et faire les mêmes erreurs que l'an dernier. "

Q : C'est-à-dire ? Quels sont les dangers contre lesquels vous devez lutter ?
AG : "Nous avions déjà un gros capital confiance après un Tournoi de Paris réussi mais on s'était un peu endormi sur nos lauriers. Le plus dangereux finalement, c'est de ne pas avoir peur de nos adversaires. On doit se méfier de tout le monde. C'est toujours pareil, on va prendre match après match jusqu'en huitièmes. Après, ce sera des vrais couperets."

Q : Vous connaissez bien les Tunisiennes (6 évoluent dans le championnat de France). Comment abordez-vous cette rencontre ?
AG : "C'est une équipe qu'on connaît bien et qu'on a déjà joué à Paris. Il faut donc se méfier et ne pas se sentir trop confortable parce qu'on a gagné avec une dizaine de buts d'écart. Nous avions fait ça contre le Brésil l'an dernier et on avait souffert. On doit garder notre sérieux et notre application. La Tunisie est une bonne équipe qui a malmené la Roumanie dans le premier match. On doit appuyer sur ses points faibles."

Q : Un dernier sur le mot Brésil. Quelles sont vos impressions sur ce pays ?
AG : "Pour le moment, on n'a pas trop vu le pays car on est en pleine ville. Les premiers échanges ont été brefs mais on espère aller à la rencontre des gens. Les conditions sont idéales même s'il manque le soleil. Mais on n'oublie pas que la priorité reste la compétition."