France Danemark Onesta grimace temps mort groupe 2011
Claude Onesta et toute l'équipe de France | AFP - Attila Kisbenedek

Derniers galops d'essai pour les Experts

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Doubles champions du monde en titre, champions olympiques et tenants du titre, les handballeurs français finissent leur stage de préparation à l'Euro avec deux matches contre la Norvège. Ce soir et jeudi soir, les Experts doivent affiner leurs automatismes et se donner des certitudes dans l'optique de rester maîtres du hand du continent. Tout cela avant de défendre encore leur titre olympique au milieu de l'été à Londres.

Défendre deux titres en une année. A force de dominer le handball mondial, l'équipe de France se voit proposer des défis de plus en plus importants. Après être devenus les premiers à aligner Mondial-JO-Euro-Mondial, les Experts veulent conserver leur main-mise sur le continent européen, lors du Championnat d'Europe qui débute lundi en Serbie. Il sera ensuite temps pour eux de se plonger totalement dans la préparation olympique de Londres, l'autre échéance de l'année 2012. "Ces deux compétitions, qui surchargent le calendrier, ne sont pas concurrentielles", a souligné le sélectionneur Claude Onesta pour qui "l'Euro n'aura pas d'incidence directe sur les Jeux". Entre l'affrontement avec des équipes majeures comme l'Espagne, la Russie et la Hongrie dès le 1er tour, le résultat final, et les prestations personnelles forcément scrutées à la loupe dans l'optique des JO, cet Euro recèle une importance majeure. "Il va falloir être prêt très vite, ce qui n'est pas notre habitude. On a plutôt tendance à poser des problèmes aux équipes dans la durée", a poursuivi Onesta pour qui le match contre l'Espagne sera "déjà une finale potentielle". Ensuite, ce sera peut-être la Croatie, éternel rival des Bleus, et la Norvège.

Et les Norvégiens, justement, les Français les affrontent à deux reprises en match de préparation. "Rien ne remplace les matches", a souligné l'entraîneur tricolore. D'autant qu'il va devoir rendre un verdict, toujours terrible. Vendredi, au lendemain du deuxième match, il devra faire passer son, groupe à seize joueurs, c'est-à-dire renvoyer cinq hommes chez eux. Un dilemme, un crève-coeur, avec l'objectif de trouver le bon collectif à même d'assumer les échéances en Serbie. "Notre problème, c'est notre jeu, pas celui des autres", assène un entraîneur à la confiance gonflée par les succès passés. "Si on joue notre jeu de manière performante, on peut imaginer dominer les autres. Si vous pouvez tordre votre adversaire, une semaine après ou dix jours après, il aura encore quelques douleurs". Mais il sait aussi que son équipe, "aussi douée qu'elle puisse être, quand elle ne met les ingrédients en terme d'engagement, de détermination, d'agressivité. Comme on peut perdre contre la Slovaquie, on peut perdre contre d'autres." Contre la Norvège, "une équipe sérieuse" qui a fini 9e du dernier Mondial et qui avait été battue par les Experts (31-26) lors du tour principal, les Français vont "monter en puissance" avec des adversaires rôdés aux championnats étrangers comme Bjarte Myrhol et Borge Lund (Rhein-Neckar Löwen) ou Magnus Dahl (Paris)

Avec les retours de Narcisse et Guigou, les émergences plus ou moins récentes des Barachet, Accambray, Bingo, la France dispose de joyaux à tous les postes, et d'une concurrence phénoménale. Il reste deux matches à Claude Onesta pour affiner son groupe.

Thierry Tazé-Bernard @thierrytaze