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Cyril Dumoulin (Nantes), Michaël Guigou (Montpellier) et Nikola Karabatic (Paris) | AFP

Ligue des champions : Trois clubs français pour un titre

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Paris, Montpellier, Nantes et le Vardar Skopje. Trois clubs français composent ainsi le carré magique du Final Four de la Ligue des champions de handball à Cologne. Toutes rêvent d’une seule chose : décrocher le Graal européen dimanche. Mais avant il faudra sortir vainqueur des demi-finales samedi. Nantes-PSG ouvrira le bal (15h15), suivi de Montpellier-Vardar à 18h00.

La performance est déjà historique ! Les trois premiers du championnat de France, Montpellier, le Paris-Saint-Germain et le HBC Nantes se retrouvent aujourd’hui au Final Four de Cologne. Si le titre de champion d’Europe semble promis à un club français cette année, le nouveau président de la Ligue national de handball, Olivier Girault, en est même "persuadé". Cependant, les Macédoniens du Vardar Skopje, champions d'Europe en titre, sont là pour faire déjouer les plans tricolores.

• Nantes : Le novice

Qui aurait prédit un tel destin à cette équipe Nantaise ? En 2008 le HBC Nantes accédait en première division suite à son titre de champion de France de D2. Dix ans plus tard, le "H" se retrouve parmi les quatre meilleures équipes européennes. Une trajectoire digne d’une "météorite", pour reprendre les mots de son entraîneur Thierry Anti.

Si les Nantais comptent dans leur rang des joueurs qui ont déjà remportés la Ligue des champions, comme Dominik Klein (2007, 2010 et 2012 avec Kiel) et Kyril Lazarov (2015 avec Barcelone), pour la majorité c’est une grande première. "Je ne me voyais pas vivre ça dans ma carrière, c’était inenvisageable", avouait le gardien Nantais et de l’équipe de France, Cyril Dumoulin. "Au départ on comptait les matches que l’on devait gagner dans la poule haute pour finir sixième sur huit et se qualifier. L’histoire a fait que l’on a terminé plus haut et on a enchaîné tour par tour jusqu’au Final Four. C’est un truc de fou, c’est une opportunité que l’on n’est pas sûr de revivre."

Les Nantais arrivent néanmoins en Allemagne avec une certitude : ils ont déjà battu les trois équipes du dernier carré cette saison.

• Paris-Saint-Germain : La machine

Demi-finaliste en 2016, finaliste malheureux l’an dernier, 2018 sera-t-elle l’année du PSG handball ? Programmé pour gagner avec son équipe de stars, Paris est le grand favori de ce Final Four. Mais la belle histoire serait de voir Nikola Karabtic et Thierry Omeyer remporter la Ligue des champions une deuxième fois avec un club français, 15 ans après leur victoire en 2003 avec Montpellier.

Si l’aîné des Karabtic veut ajouter une quatrième couronne européenne à son palmarès avec une quatrième équipe différente, il ne pourra pas le vivre avec son frère, Luka, sur le parquet. L’entraîneur parisien, Zvonimir Serdarusic, a déclaré que son pivot était "trop juste" suite à une fracture à l’index droit. Mais le PSG pourra compter sur le meilleur buteur de la compétition la saison dernière : Uwe Gensheimer

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• Montpellier : L’historique

C’est tout simplement le seul club français à connaitre le bonheur de remporter une Ligue des champions. En 2003, les hommes de Patrice Canayer réalisaient ce qui reste encore le plus grand exploit du handball français, remontant 8 buts aux Espagnols de Pampelune pour remporter le premier titre européen tricolore. Toujours accroché au banc héraultais, Canayer va s’appuyer, cette fois encore, sur un groupe qui mélange à la fois expérience et jeunesse. En tête de liste, Michaël Guigou, grand artisan de la victoire en 2003 où à 21 ans il avait inscrit 11 buts dont un encore resté dans les mémoires.

"On doit apprendre à gérer la pression. On manque d’expérience. Notre collectif nous permet de faire des choses exceptionnelles et parfois nous pousse à faire de mauvais choix. Ce week-end j’y vais pour gagner la compétition.", déclarait l’ailier gauche en conférence de presse.

Toujours éblouissant, il sera là pour conseiller celui qui pourrait bien réaliser une performance digne d’un Michaël Guigou il y a 15 ans. Il s’agit du jeune international français Melvyn Richardson, fils de Jackson Richardson. A 21 ans, lui aussi, il est devenu un maillon fort de la formation de Patrice Canayer. "Il a une double qualité : il est à la fois ambitieux et humble", décrivait l’entraîneur montpelliérain à France bleu. En tout cas l’arrière droit est prêt à partir au combat : "On va aller là-bas sans pression pour essayer de ramener le titre."

Adrien Paquier @AdrienPaquier