Didier Dinart
Didier Dinart | AFP

Mondial 2017 - Didier Dinart : "Il y avait un devoir de résultat"

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L’entraîneur de l’équipe de France de handball Didier Dinart ne cachait pas sa fierté et son soulagement d’avoir remporté ce sixième sacre mondial à domicile. Associé à Guillaume Gille sur le banc, le Guadeloupéen a estimé que cette réussite est surtout due aux joueurs « qui ont été à l’image de ce que l’on pouvait espérer d’eux ».

Cette finale des JO n’est-elle plus qu’un mauvais souvenir ?

On a tiré les enseignements des Jeux Olympiques, on a fait des débriefings, et on savait très bien qu’il fallait donner une identité à ce groupe qui avait un moral à toute épreuve. Cela a été beaucoup de sacrifices, beaucoup de stress. Au quotidien, on avait l’impression que les jours avançaient et qu’il n’y avait pas forcément de lendemain. On était dans notre univers. Aujourd’hui par exemple, on gagne le titre, mais je pourrais dire demain, à quelle heure est la séance vidéo, à quelle heure est l’entraînement.

Cette pression de jouer un Mondial à domicile ne vous a jamais perturbés ?

Il y avait énormément de pression, mais le résultat y est. Il y avait un devoir de résultat, et ce n’est pas forcément évident quand il y a tant d’attente. Cela ne nous a pas déviés de notre route. Même si nous avons eu le contretemps de Luka Karabatic (blessé). Il a fallu resserrer les coudes, trouver d’autres affinités et une autre synergie défensive pour pouvoir y remédier. C’est ce qui a fait le déclic de Ludovic Fabregas. Tous les joueurs ont été à l’image de ce que l’on pouvait espérer d’eux.

N’est-ce pas aussi la victoire de votre coaching ?

Le coaching de l'équipe a toujours été un peu comme ça. Il est arrivé à maturité aujourd’hui car on avait intégré certains jeunes joueurs qui ont pu être au meilleur de leur forme sur ce Mondial. On a pu voir un Vincent Gérard qui a été de très bonne qualité sur la demie et qui a fait une finale exceptionnelle. Cela veut dire que tout le monde joue, tout le monde a été bon, et il faut féliciter le groupe.

Que de chemin parcouru depuis 20 ans et votre arrivée en métropole…

C’est vrai que quand je repense à ce petit Antillais qui atterrissait à Dijon… Il ne faisait pas plus chaud qu’en ce moment, ce n’était pas vraiment un climat tropical, et c’est vraiment une grande fierté d’être Antillais. J’ai été énormément suivi, tous les jours je recevais des messages de la Guadeloupe.

Romain Bonte