Vignir Svavarsson
Le pivot islandais Vignir Svavarsson | AFP - CRISTINA QUICLER

L'Islande, le froid danger

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Vice-champion olympique en 2008, en bronze à l'Euro-2010, l'Islande fait partie de ces formations méconnues de la planète hand. Pourtant, c'est une place forte, capable de battre les meilleurs. Les Experts, qui les défient ce soir, ont payé pour le savoir, en perdant en poule aux JO à Londres ou en faisant un nul au dernier Euro, lors des deux derniers duels.

Ce n'est pas la Croatie, ce n'est pas l'Allemagne, ni l'Espagne, la Suède ou la France. Si l'Islande n'a pas le palmarès de ces nations, elle se mêle très souvent aux ténors. Avec moins d'habitants dans tout le pays que de licenciés en handball en France, cette nation est une sorte de miracle permanent. Avec ses 6000 licenciés en tout et pour tout, l'Islande se paye le luxe d'avoir été vice-champion olympique à Pékin en 2008, et d'être bronze à l'Euro-2010. Ces heures de gloire, ce pays les a vécues avec sa plus grande star, Olafur Stefansson. Mais cet arrière droit de 1.96m, avec ses 311 sélections et ses 1478 buts inscrits, a pris sa retraite. Vingt années au plus haut niveau, cela ne se remplace pas comme ça.

Mais malgré un réservoir peu important, l'Islande est toujours là. A Londres, lors des derniers JO, elle a été la seule à dominer les futurs doubles champions olympiques français (30-29). Ce n'est pas la première fois que les Islandais jouent un mauvais tour aux Tricolores. Quelques mois avant, lors du catastrophique Euro des Experts, ils avaient décroché un nul (29-29) dans le dernier match de la 1ère phase, précipitant la France hors de l'épreuve. 

Sigurdsson, coéquipier d'Omeyer et Narcisse à Kiel

Avec une base évoluant majoritairement dans le championnat allemand, l'équipe d'Islande compte également sur deux joueurs évoluant au PSG, le pivot Gunnarsson et l'arrière gauche Hallgrimsson. Avec un mélange de jeunes (Palmarsson, Gudmundsson et Sigurmannsson âgés de 22 ans) et d'anciens (sept trentenaires dans l'effectif dont le plus âgé, Jakobsson, 35 ans), et un ailier du talent de Gudjon Valur Sigurdsson, qui évolue aux côtés de Thierry Omeyer et Daniel Narcisse à Kiel, l'Islande dispose d'armes extrêmement dangereuses. Et malgré leurs deux défaites lors du 1er tour, les Islandais demeurent des adversaires capables de refroidir n'importe quelle ambition. Même celle des doubles champions olympiques et doubles champions du monde.