Ana Rodrigues (Brésil)
Ana Rodrigues (Brésil) | ANDREJ ISAKOVIC / AFP

Brésil-Serbie en finale du Mondial

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La Serbie et le Brésil n'ont laissé aucune place au suspense en demi-finale du Mondial ce vendredi à Belgrade, et chercheront dans deux jours à décrocher leur premier titre majeur. Dans une Kombank Arena qui avait pour une fois presque fait le plein, les Serbes se sont promenées face à une équipe de Pologne qui n'a tenu qu'un petit quart d'heure, avant de voir son jeu s'effilocher et de vivre un enfer en attaque (24-18). Le Brésil, qui n'a toujours pas perdu le moindre match depuis le début de la quinzaine, s'est montré également très solide contre une équipe du Danemark qui, contrairement à la Pologne, n'a jamais vraiment sombré (27-21).

Dimanche, la Serbie essaiera d'enlever son premier titre international en  tant que nation indépendante (depuis 2006), un an après avoir pris la 4e place  de l'Euro qu'elle organisait déjà. Elle a remporté un titre mondial en 1973 et un titre olympique en 1984 sous  les couleurs de la Yougoslavie. Le Brésil, dont ce sera la première finale mondiale, s'efforcera de devenir  la deuxième nation non-européenne à être sacrée championne du monde, après la  Corée du Sud en 1995. 

Les deux équipes s'étaient déjà rencontrées en phase de poule, et les  Sud-Américaines l'avaient emporté (25-23). En pleine confiance après avoir éliminé en quart de finale la Norvège,  championne olympique et du monde en titre, les Serbes ont survolé leur  demi-finale.

Le Brésil a maîtrisé

La Pologne, qui jouait sa première demi-finale mondiale, après avoir sorti  en quart la France, finaliste en 2009 et 2011, s'est vite révélée complètement  dépassée. Les deux équipes sont d'abord apparues très crispées, accumulant les échecs  aux tirs. Mais les Serbes ont été les premières à se libérer, tandis que le jeu  de la Pologne s'est liquéfié au fil des minutes. Les Polonaises ont été anesthésiées en attaque par les gardiennes serbes  Katarina Tomasevic (12 arrêts sur 18 tirs à la pause) et Jovana Risovic (4 sur  4). Entre la 14e et la 23e minute, elles ont concédé un 6-0 qui a décidé du  sort du match. A la pause, elles étaient menées 14-6. 

La Serbie n'a ensuite plus eu qu'à rester concentrée, les Polonaises se  montrant tout juste capables d'une petite réaction d'orgueil dans le dernier  quart d'heure. Les Brésiliennes ont tout autant maîtrisé leur match, avec une attaque  fonctionnant à plein régime, grâce à une ligne arrière alliant robustesse et  vitesse, et des ailières vives et créatives. Les coéquipières d'Alexandra do Nascimento, la meilleure joueuse mondiale  de l'année 2012, se sont détachées avant la pause (14-10). Beaucoup plus efficaces aux tirs, elles ont ensuite donné l'impression de  pouvoir accélérer à volonté, à chaque fois que le Danemark s'est rapproché, et  n'ont laissé aucune chance à leur adversaire.

AFP