Gnonsiane Niombla entre deux Norvégiennes
Gnonsiane Niombla entre deux Norvégiennes | AFP

Euro féminin de handball : Norvège, Russie et Pays-Bas au premier rang des adversaires

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La Norvège, la Russie et les Pays-Bas sont au premier rang des adversaires des Françaises à l'Euro qui commence jeudi à Nancy, Nantes, Montbéliard et Brest, mais dans un handball féminin particulièrement dense, le Danemark, la Suède, l'Espagne et la Roumanie visent aussi le podium.

C'est la grande nation du handball féminin, l'équivalent de la France chez les hommes. L'Euro est sa grande spécialité: six titres sur les sept derniers disputés ! Les Scandinaves ont aussi été deux fois championnes olympiques et trois fois championnes du monde. C'est dire l'exploit réussi par les Bleues l'an passé en finale du Mondial. Une nouvelle fois, les Norvégiennes sont en tête des favoris, avec une petite réserve, l'absence à cause d'une blessure de leur star, l'arrière gauchère Nora Mörk. Stine Oftedal, l'ancienne de Paris, sera bien là.

Il y a deux ans, les Russes avaient mis fin au rêve olympique des Françaises en finale à Rio. Elles les retrouvent dès l'ouverture de l'Euro, jeudi à Nancy. Entre ces deux chocs, les Russes sont restées loin du podium à l'Euro-2016 et au Mondial-2017. Cette décompression post-olympique était-elle programmée ? En tout cas, les Bleus se méfient énormément de cette équipe athlétique dont l'ossature est aussi celle du club de Rostov, avec notamment la jeune gauchère Anna Vyakhireva.

Alors que leur palmarès était inexistant jusqu'au milieu des années 2010, les Oranje se sont installées parmi les équipes incontournables en terminant dans le dernier carré des quatre dernières compétitions: argent au Mondial-2015, 4e aux Jeux de Rio, argent à l'Euro-2016 et bronze au Mondial-2017, grâce à des joueuses comme Nicke Groot, Lois Abbingh, Estevana Polman et Yvette Groch (cette dernière forfait à l'Euro après avoir mis sa carrière entre parenthèses). Il ne leur manque qu'un titre pour faire partie du gotha.

Les Danoises dans le creux de la vague

Hégémoniques au tournant des années 1990 et 2000 (3 titres olympiques en 1996, 2000 et 2004), les Danoises sont ensuite passées dans l'ombre des hommes, champions d'Europe en 2008 et 2012 et olympiques à Rio. En progrès grâce à des joueuses comme l'arrière Anne Mette Hansen, championne d'Europe des clubs avec les Hongroises de Györ, elles visent leur première médaille à l'Euro depuis quatorze ans.

A l'inverse de leurs voisines danoises, les Suédoises ont longtemps eu du mal à exister dans un pays qui dominait le handball masculin. C'est à l'Euro en 2010 (argent) et en 2014 (bronze) qu'elles ont commencé à faire parler d'elles. L'an passé, conduites par la demi-centre Isabelle Gullden, qui depuis a signé à Brest, elles étaient allées jusqu'en demi-finale du Mondial, battues par les Françaises.

La meilleure génération espagnole, vice-championne olympique en 2012 et du monde en 2014, s'est progressivement effacée. Il reste tout de même quelques anciennes, comme la Niçoise Carmen Martin, pour encadrer les jeunes et tenter de créer la surprise. Au Mondial-2007, une jeune arrière de 19 ans avait sorti presque à elle seule l'équipe de France dès les quarts de finale en marquant 9 buts à Bercy. Cristina Neagu s'est depuis imposée comme l'une des meilleures joueuses du monde et c'est toujours grâce à elle que la Roumanie figure parmi les outsiders pour le podium.

AFP

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