Karabatic, Narcisse et Abalo en défense
Les Experts Narcisse, Karabatic et Abalo en défense devant le Norvégien Lund | AFP - NTB SCANPIX - TOMMY ELLINGSEN

Les Experts assurent en Norvège

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L'équipe de France n'a pas raté sa sortie en Norvège, en qualifications pour le championnat d'Europe en 2014. Malgré de nombreuses absences, les Français se sont imposés (29-22) et se placent idéalement sur la route de l'Euro. Samedi, à Nancy, les deux équipes se retrouveront pour le match retour. Invaincus, les Experts poursuivent leur parcours idéal, avec une équipe remodelée depuis leur sacre olympique à Londres.

Sans les néo-retraités Dinart, Guillaume Gille et Karaboué, ni les absents Guigou, Honrubia, Bertrand Gille, Barachet, Porte et Mahé, Claude Onesta devait se creuser la tête. Pour ce déplacement en Norvège, l'équipe de France devait reconstruire une défense, orpheline de l'immense Didier Dinart, et trouver des automatismes pour s'imposer. Et la victoire pourrait leur ouvrir le chemin du Championnat d'Europe 2014 en position de force, avant d'aller en Lituanie puis de recevoir la Turquie en juin.

Face à une formation norvégienne jeune mais talentueuse, Claude Onesta, comme ses joueurs, ont parfois paru hésitants. Lors d'un temps-mort, le sélectionneur se perdait ainsi, et ses troupes avec lui, sur la répartition des rôles en défense. D'un axe central solide et expérimenté formé par Fernandez, Sorhaindo, Karabatic, avec Narcisse détaché devant, il passait ainsi à un trio central Accambray à gauche, Karabatic au centre, Sorhaindo à droite, Abalo étant sorti pour former la défense 5-1 avec les jeunes Nyokas et Bingo sur les ailes. Pour éviter que ses hommes se perdent trop, le sélectionneur a souvent choisi de maintenir les mêmes joueurs en position offensive comme défensive. Le jeu de contres des Norvégiens n'était pas non plus étranger à ce statu-quo. 

Omeyer et Joli décisifs aux bons moments

Après un excellent début de match (5-2 après 7 minutes), les Français ont été repris au score (7-7, 15e), manquant de précision dans leurs mouvements offensifs. Dans le sillage d'un Myrhol très performant, la Norvège restait ainsi collée aux Bleus, prenant même l'avantage à trois minutes de la pause (12-11), mais Nyokas égalisait. Après la mi-temps, l'équipe locale s'enhardissait avec quelques contres assassins (13-12), mais Thierry Omeyer rappelait à tout le monde qu'il n'était pas encore retraité, malgré ses 36 ans. Le portier français réalisait quelques parades exceptionnelles, et après dix minutes de jeu en deuxième période, l'écart se creusait, sous l'impulsion de sa rigueur défensive et de quelques coups d'éclat des Bingo, Abalo. Sans oublier les jet de 7m de Guillaume Joli, intraitable dans l'exercice, qui inscrivait son 5e sur cinq tentatives pour redonner deux longueurs d'avance à la France (21-19). Le rouleur compresseur tricolore pouvait alors se mettre en route, avec un William Accambray perforant, et un score final de (29-22).

Pour son premier match depuis sa défaite en quarts de finale du Mondial contre la Croatie en janvier, l'équipe de France a su maîtriser le match, et intégrer de nouveaux joueurs et de nouvelles rotations. Avec ce neuvième succès consécutif sur la Norvège depuis 1994, les Bleus  peuvent voir venir et aborder leur rendez-vous lorrain dans la sérénité, avant  les dernières formalités en juin.

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