France-Danemark: une médaille pour sauver l'Euro

France-Danemark: une médaille pour sauver l'Euro

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Après la déception de la défaite contre la Norvège vendredi en demi-finale de l'Euro, alors qu'elles avaient vraiment les cartes en main pour réussir l'exploit, les Françaises vont devoir se remobiliser pour aller chercher la médaille de bronze contre le Danemark dimanche à Göteborg. Même si ce n'est pas le métal dont elles rêvaient, obtenir le bronze, quatre mois après l'argent olympique, sauverait la compétition des Bleues qui, malgré une équipe en reconstruction, peut nourrir de véritables promesses. Pour dépasser la frustation et se remotiver, elles devront aller chercher dans leurs forces mentales.

C'est évident et les joueuses le savent, ce match là se jouera surtout dans la tête. "On pourra faire autant de vidéo et de technique qu'on voudra, si on n'y va pas en combattantes ça ne passera pas", affirme d'ailleurs l'arrière Gnonsiane Niombla.

La valeur du bronze

Pour les Bleues, il est impératif de digérer au plus vite la déception de la défaite en demi-finale. Le jeu en vaut la chandelle car un nouveau podium viendrait montrer que leur finale aux Jeux de Rio ne devait rien au hasard. "Avec le recul, on se dira que c'était bien d'être monté sur deux podiums en l'espace de quatre mois, surtout avec les forces du moment", dit Allison Pineau, la joueuse-clef de l'équipe, diminuée pendant tout le tournoi par une blessure à la cheville. D'ailleurs, la quatrième place est celle dont personne ne veut. "On est déçu d'avoir perdu la demi-finale, mais on mesure déjà l'ampleur de nos regrets si on finissait au pied du podium", reconnaît la jeune ailière Amanda Kolczynski, l'une des rares qui n'étaient pas à Rio. Pour "garder la troupe en ordre de marche", la capitaine Siraba Dembélé a insisté sur la valeur d'une médaille de bronze européenne. Elle en sait quelque chose, elle qui était là en 2006, lorsque les Bleues étaient montées pour la deuxième et dernière fois sur le podium européen. "C'était ma première compétition, c'était déjà en Suède. J'avais des étoiles dans les yeux. J'ai été émerveillée de revenir avec une médaille de bronze", dit l'ailière, l'une des deux seules avec Alexandra Lacrabère à avoir vécu cette aventure.

Finir sur une bonne note

Les Danoises ne subiront elles aucun contrecoup de leur élimination en demi-finale par les Pays-Bas (26-22) car elles ne s'attendaient pas forcément à réussir aussi bien chez leur voisin. Depuis la fin de leur âge d'or, celui des trois titres olympiques consécutifs (1996, 2000, 2004), elles ne sont plus montées que sur un seul podium international, au Mondial-2013, sur la troisième marche. A l'Euro, les Scandinaves ont fait un parcours solide (3 victoires, 1 nul, 2 défaites) mais sans exploit majeur. Elles ont surtout profité des contre-performances des Russes pour se glisser dans le dernier carré. Les Françaises devraient normalement s'imposer si elles jouent au même niveau que contre les Norvégiennes, en gommant si possible les deux passages à vide qui leur ont coûté la victoire, comme le souhaite Olivier Krumbholz. "Le mental jouera en grande partie, mais pas seulement. On gagne quand on joue bien et quand on joue mal on perd. Contre la Norvège, n a jeté des ballons, on a fait des erreurs en défense alors qu'on avait le match en main", rappelle le sélectionneur qui avertit que les Danoises qui n'auront rien à perdre, vont sans doute tout faite pour faire déjouer des Françaises qui parfois peuvent se révéler friables. A elles donc de se forger une carapace face à l'événement pour aller chercher une médaille qui serait méritée.     

Christian Grégoire

Championnat d'Europe de Handball