Karabatic Suède
Nikola Karabatic a buté sur la défense suédoise (un but) | JONATHAN NACKSTRAND / AFP

Bémol sans incidence pour la France

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Déjà qualifiée pour le dernier carré de l’Euro 2014, l’équipe de France de handball a perdu mercredi son dernier match de poules face à la Suède (28-30). Une défaite sans véritable conséquence qui n’empêchera pas les Bleus de jouer vendredi une demi-finale alléchante contre l’Espagne, championne du monde en titre.

"Un entraînement en situation réelle (…) en maintenant la dynamique actuelle et la qualité du jeu". Le message de Claude Onesta, lancé avant la rencontre au micro de Canal+ Sport, n’a visiblement pas tout à fait été compris. Les Tricolores, qui avaient déjà la tête aux demi-finales, ont subi ce mercredi leur première défaite de la compétition face à un collectif suédois très séduisant.

Gênés toute la rencontre par une formation déjà éliminée mais très entreprenante, les Bleus ont dû attendre 15 minutes pour prendre l’avantage (8-7). Sans jamais créer d’écart significatif au cours d’une première mi-temps très accrochée - la faute aux assauts de la paire Karlsson/Jakobsson -  l’équipe de France a toutefois su mettre le coup d’accélérateur nécessaire avant la pause pour se rassurer et prendre la tête (16-14).

Les Suédois éliminés mais séduisants

S’offrant le privilège de faire tourner l’effectif (les 16 membres de l’équipe ont joué), Claude Onesta a toutefois passé une soirée agitée sur son banc. Longtemps menés d’un ou deux buts en deuxième période, les Scandinaves n’ont jamais véritablement sombré, avant de relever la tête. A six minutes de la fin du match, ils passaient même la seconde et prenaient trois buts d’avance (27-24) grâce à Andreas Nilsson. Un éclat dont l’équipe de France ne se relèvera pas : les Bleus s’inclinent par deux buts d’écart (28-30), malgré une marque extrêmement bien répartie avec quatre joueurs à trois buts (Fernandez, Narcisse, Accambray, Guigou), dans le sillage d'un Guillaume Joli particulièrement efficace (4/4).

Si elle ne file donc pas vers les demi-finales invaincue, l’équipe de France a pourtant assuré, par la même occasion, son billet pour le Mondial 2015 au Qatar. La qualification de l’Espagne, championne du monde en titre, libère en effet une place, ce qui permet aux trois autres nations européennes figurant dans le dernier carré (France, Danemark et Pologne OU Croatie) d'être automatiquement qualifiées pour le grand rendez-vous du handball international. Malgré la défaite, l'essentiel était déjà acquis. 

Déclarations

Thierry Omeyer, gardien de  l'équipe de France: "On était déjà assurés de la première place et déjà qualifiés. L'important aujourd'hui c'était que tout le monde puisse participer et faire souffler les joueurs beaucoup utilisés depuis le début de la compétition. On a un gros match qui nous attend dans 48 heures contre l'Espagne en demi-finale. C'est le champion du monde en titre, un gros morceau. C'est une équipe très forte, qui a en plus récupéré son pivot Julen Aguinagalde. Elle est  en place depuis plusieurs années et ses joueurs se connaissent bien. On va se préparer au mieux et aussi essayer de récupérer parce que c'était tout de même notre sixième match en huit ou neuf jours. C'était important aussi de ne pas  tirer sur les organismes."

Nikola Karabatic, demi-centre de l'équipe de France: "Cette défaite n'a pas d'incidence parce que l'on était certain de finir premier du groupe. Néanmoins, c'est rageant de perdre. Même si c'était sans enjeu, on voulait quand même gagner. On mène pendant une cinquantaine de minutes, on joue bien en étant appliqué et en respectant les consignes. Puis, à cause d'erreurs de stratégie, d'un manque de précision et des erreurs individuelles, les Suédois nous passent devant. Quand on fait beaucoup de changements, le niveau baisse. C'est comme ça. Maintenant, on va mettre cette rencontre derrière nous pour se concentrer sur les demies. On est arrivé au niveau attendu et on va se jeter avec toutes nos forces là-dedans. Le statut de l'Espagne, on s'en fout un peu. Tout ce que l'on veut, c'est jouer à fond. On s'est battu dans cet Euro. On a une chance de gagner une médaille ou le titre. On ne va pas s'arrêter là, et jouer notre jeu à fond car on a toutes nos chances".