Le Paris SG n'a pas abdiqué face à Montpellier

Le Paris SG n'a pas abdiqué face à Montpellier

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Le Paris Saint-Germain handball a réinjecté une dose de suspense dans le Championnat de France en infligeant une cinglante défaite au leader, jusqu'ici invaincu, Montpellier (26-19), lors du "clasico" jeudi soir dans la capitale. le triple champion de France en titre n'avait pas le droit à l'erreur sous peine de voir sa couronne s'envoler. Au lieu de ça, il revient à quatre longueurs de son rival héraultais et bénéficie désormais d'un meilleur goal average particulier en cas d'égalité.

Pas sûr qu'il parvienne à combler le retard car le MHB n'a jamais été autant en mesure de remonter sur le trône depuis le dernier de ses quatorze sacres en 2012. "Montpellier a son destin entre les mains mais on veut lui rendre la fin de Championnat difficile", soulignait d'ailleurs la star du PSG et de l'équipe de France Nikola Karabatic qui a encore des raisons d'espérer. Car son ancien club a quelques matches compliqués à négocier: le derby contre Nîmes (5e) le 18 avril, la réception de Nantes (3e) le 16 mai et un déplacement à Saint-Raphaël (4e) le 23 mai. Montpellier peut toutefois se permettre une défaite et un nul alors que le PSG doit tout gagner pour entretenir l'espoir.

"Cela rend la fin de saison plus exaltante pour tout le monde", positivait le gardien héraultais Vincent Gérard. Avant le choc en terres parisiennes, le MHB avait empilé quatorze victoires pour un seul nul, alors que l'équipe de la capitale a concédé trois défaites, dont une dans l'Hérault fin décembre (33-30). C'était à chaque fois à l'extérieur. A Coubertin, le club le plus riche d'Europe - 17,7 millions de budget, 7,51 millions pour Montpellier - est imbattable cette saison toutes compétitions confondues. Le MHB a pu le constater à ses dépens lors d'une partie qui a penché allègrement en faveur des partenaires de Nikola Karabatic (5 buts) dans les dix dernières minutes de la première période.

Après un 6-0, le Paris SG prenait cinq longueurs d'avance (11-6) devant des Languedociens en panne d'efficacité devant le but. Le PSG aurait pu corser l'addition à la pause (11-7) s'il n'avait pas échoué trois fois sur penalty devant Gérard. L'écart est monté jusque +12 (25-13) lors d'une seconde période à sens unique où le portier Rodrigo Corrales, champion d'Europe en janvier avec l'Espagne, a fait du bon travail (18 arrêts dans le match).

"Notre défense en ce moment est bien et Rodrigo tient la baraque. Pourvu que cela dure!", soulignait Luc Abalo. Du côté de Montpellier, l'absence du polyvalent gaucher Valentin Porte, meilleur buteur à l'aller (9), s'est fait ressentir même si Melvyn Richardson, fils de l'ancien demi-centre légendaire des Bleus Jackson, a terminé meilleur marqueur (7 buts).
 

AFP