Thierry Omeyer: "Apporter ma culture de la gagne"

Thierry Omeyer: "Apporter ma culture de la gagne"

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Le gardien des Bleus Thierry Omeyer, 37 ans, veut "apporter (sa) culture de la gagne" au PSG, son nouveau club, dont il est amené à devenir le patron par son expérience et sa force de caractère. Le club de la capitale, détrôné par Dunkerque au printemps dernier, au terme d'une saison décevante, reprend le chemin du Championnat jeudi à domicile contre Aix.

Assumez-vous ce rôle de leader qui a tant manqué au PSG la saison passée?

Thierry Omeyer : "J'essaie avant tout d'être un leader sur le terrain par mes performances. J'ai de l'expérience, suis exigent avec moi-même et les autres afin de toujours progresser. C'est pour cela que les dirigeants du PSG m'ont recruté, pour apporter ma culture de la gagne dans le vestiaire. Je déteste perdre, même lorsque je joue aux cartes ou au foot lors de l'échauffement. Je reste un compétiteur quel que soit le jeu. Mais j'essaie de rester naturel le plus possible. Je n'hésite pas à aller beaucoup vers mes coéquipiers en communiquant avec eux. Depuis le début, je les encourage le plus possible et dis quand les choses vont ou pas. C'est dans mon tempérament. C'est aussi une manière de m'intégrer le plus vite possible."
   
Qu'est-ce qui vous a séduit dans le projet parisien, plus qu'à Montpellier, votre ancien club?

T.H.: "A Montpellier, il s'est passé pas mal de choses entre le moment où je me suis engagé (2011) et mon arrivée au club (été 2013). Les objectifs n'étaient pas tout à fait les mêmes. J'ai donc souhaité partir. A Paris, le projet est ambitieux. Gagner de grands titres avec une équipe, qui plus est française, me motive beaucoup. On a tous envie d'aller au Final Four de la Ligue des Champions, même si, connaissant la compétition, je sais que le chemin est long. Pour l'instant cela a bien commencé avec la victoire lors du Trophée des champions. Tout le monde a envie de mettre la saison dernière de côté et partir sur une nouvelle dynamique. On sent tous les joueurs concentrés aux entraînements et plein de bonne volonté."
   
Vous n'êtes jamais rassasié malgré tous vos titres?

T.H.: "J'ai encore envie de profiter un maximum, envie de me mesurer aux meilleurs joueurs, aux meilleurs équipes. J'adore le handball et ce genre de match où il y a de l'adrénaline. Je prends toujours autant de plaisir à aller à l'entrainement, à me faire mal en préparation. Tant que mon corps me le permettra, je continuerai."

AFP