Le PSG en monarque absolu ?

Le PSG en monarque absolu ?

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Le Paris Saint-Germain fait, évidement, figure de grand favori du Championnat de France de hand qui débute ce mercredi soir. Rebaptisée "Lidl Starligue", la compétition sera-t-elle phagocytée par le club parisien ou bien ce dernier tirera-t-il le niveau de la Division 1 par le haut ? La réponse viendra assurément de la qualité de l'opposition. Montpellier, Saint-Raphaël ou Nantes doivent entrer en résistance.

Toutes les équipes de Division rêvent d'un putsch face au roi parisien. Depuis l'arrivée de QSI à la tête du PSG en 2012-2013, le club de la capitale écrase ses sujets. Seule la rébellion de Montpellier, en 2013-2014, a abouti mais depuis, le despote a repris son règne et rien ne semble indiquer qu'il pourrait céder son trône à la fin de la saison. Au contraire même, jamais le Paris saint-Germain n'est apparu aussi fort, aussi complet, aussi talentueux, en tout cas sur la feuille de match. Toutes les stars sont restées, à commencer par les frères Karabatic et Mikkel Hansen. Auréolé de son titre de meilleur joueur du monde de l'année et d'une médaille d'or aux JO avec le Danemark, l'arrière au bras de feu devrait encore martyriser les lucarnes de France et de Navarre.

Comme si sa puissance offensive n'était pas encore assez suffisante, le PSG a réussi l'un des coups de l'année sur le marché des transferts en enrôlant l'Allemand Uwe Gensheimer, certainement le meilleur ailier gauche de la planète. Déjà remarquable et remarqué au Brésil, Gensheimer peut constituer l'arme fatale de l'équipe, celle qui apportera le petit plus pour aller conquérir, enfin, la première Coupe d'Europe du club, objectif plus qu'avoué de la saison.  Si, de plus, les Parisiens peuvent compter sur des internationaux français à leur niveau de Rio (Omeyer, Narcisse), il ne peut pas arriver grand-chose aux hommes de Serdarusic, en tout cas en championnat. Sur la durée d'une telle épreuve, ils semblent intouchables avec un budget de 17,4 millions d'euros et  leur effectif gargantuesque où deux équipes de valeur égale peuvent facilement être constituées. Après, sur une compétition comme la Coupe de France ou la Coupe de la Ligue, tout reste possible. Montpellier, qui a terrassé Goliath par deux fois la saison passée, l'a prouvé. 

Le bal des prétendants

Avec l'entraîneur Patrice Canayer toujours à la baguette (et prolongé jusqu'en 2020) et un recrutement alléchant (Porte, Portner, Zvizej...), le MHB a de quoi viser la deuxième place après avoir terminé seulement quatrième (derrière Saint-Raphaël et Nantes) en 2015-2016. L'objectif est également de conserver au moins "l'une des deux Coupes" et de "briller en Ligue des champions", selon son président Rémy Lévy. Derrière le roi et le dauphin désigné, ils sont au moins deux prétendants à vouloir bouleverser l'ordre établi. 

Troisième en 2015, puis deuxième la saison dernière, Saint-Raphaël progresse palier par palier. L'équipe varoise tentera de confirmer pour décrocher enfin une place en Ligue des champions qui lui a été refusée cette année, Nantes et Montpellier ayant présenté un meilleur dossier selon la Fédération européenne (EHF). "Cela a été très difficile à avaler pour les joueurs", souligne l'entraîneur Joël Da Silva qui estime que le groupe, très peu modifié, a tourné la page. Nantes a été plus actif sur le marché des transferts (arrivée de Gurbindo, O. Nyokas, Dumoulin, Klein), un recrutement qui doit lui permettre de viser encore plus haut. Moins bien armés, Chambéry (avec Melvyn Richardson le fils de Jackson) et Dunkerque s'annoncent comme des outsiders dans la course au podium. En tout cas pour la deuxième et troisième marches de celui-ci. La première est semble-t-il déjà occupée. 

Julien Lamotte