Gymnastique

La Belgique obtient les Mondiaux 2023 de gymnastique grâce au TAS

Publié le , modifié le

La Fédération internationale de gymnastique (FIG), présidée par le Japonais Morinari Watanabe, a attribué les Mondiaux-2023 à la Belgique après que la candidature du Japon a été invalidée par le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour être arrivée hors délai. La Fédération belge avait saisi le TAS, estimant que la candidature du Japon, pourtant acceptée par la FIG, était arrivée au-delà du délai du 15 décembre, fixé par la FIG, selon des sources concordantes. Le Japon avait fait acte de candidature alors que la FIG est présidée depuis 2016 par le Japonais Morinari Watanabe.

Fin avril, le tribunal suprême en matière de sport qui siège à Lausanne, a ordonné à la FIG "d'invalider la candidature du Japon pour les Mondiaux 2023 car cette candidature était arrivée hors délai", selon une de ces sources. Début mai, la FIG a donc désigné Anvers. Cette décision n'a pas été publiée par le TAS, les parties ayant demandé au tribunal de "rester discret", selon une source.

Un retard dans la candidature

Dans un communiqué transmis à l'AFP, la FIG explique avoir lancé officiellement le processus de candidature en juin 2018, en fixant aux fédérations nationales "au 30 novembre 2018" la date limite pour recevoir les candidatures. "Or, le formulaire de candidature mentionnait comme date-limite d'envoi des documents 'mi-décembre', ce qui a conduit à un malheureux problème d'interprétation", ajoute la FIG.

La fédération précise avoir reçu deux candidatures, celle de la Fédération royale belge le 14 décembre, et confirme que celle de la Fédération japonaise est arrivée "le 21 décembre". Suite à une plainte de la Belgique, estimant que la candidature japonaise hors-délai, le Comité exécutif de la FIG a pourtant pris la décision en février d'accepter les deux candidatures, "et ce en l'absence de M. Watanabe", explique encore la fédération internationale.

Le Comité exécutif, explique la FIG, a estimé que cette situation "émanait d'une erreur du bureau de la FIG et ne devait pas pénaliser les fédérations nationales". Mais la Fédération belge a décidé alors de saisir le TAS qui dans une décision communiquée le 26 avril, a donné raison à la Fédération belge.

La FIG "doit respecter la décision du TAS. Selon ma vision, il est important pour chaque organisation de respecter la séparation des trois pouvoirs", a réagi M. Watanabe le 2 mai, selon le communiqué de la FIG. Les Mondiaux-2023 revêtent une grande importance car ils interviennent un an avant les Jeux olympiques de Paris-2024.

Anvers, ville natale du fondateur de la FIG, Nicolaas Cupérus, avait accueilli les premiers Championnats du monde de gymnastique en 1903. M. Watanabe, qui a succédé à l'Italien Bruno Grandi, a été élu en octobre 2016 à la présidence de la FIG en battant le Français Georges Guelzec.

Cette décision intervient alors que M. Watanabe, devenu membre du CIO en octobre 2018, a été élu cette semaine au sein du comité exécutif de l'influente Association des fédérations internationales olympiques des sports d'été, réunie à Gold Coast.

AFP

Gymnastique