Biles

Gym / Mondiaux-2018 : l'Américaine Simone Biles sacrée au sol, le 14e titre de sa carrière

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L'Américaine Simone Biles, reine incontestée de la gymnastique artistique féminine, a été sacrée championne du monde au sol, décrochant ainsi à 21 ans son quatorzième titre mondial, samedi à Doha. Mélanie de Jesus dos Santos, seule Française engagée en finale samedi, a pris la 6e place au sol.

Avec 14,933 points, la petite gymnaste (1,45 mètre) a devancé sa compatriote Morgan Hurd (13,933) et la Japonais Mai Murakami (13,866). Biles reste ainsi invaincue, Championnats du monde et Jeux olympiques confondus, à son agrès de prédilection, et collectionne au sol un quatrième titre mondial après 2013, 2014 et 2015, et l'or olympique à Rio en 2016.

La native de Colombus (Ohio) boucle sur une excellente note ses meilleurs Championnats du monde, avec six médailles sur six possibles. Elle est montée sur la plus haute marche au concours général, au concours par équipes, au saut et au sol, a décroché sa première médaille --en argent-- aux barres parallèles et a remporté le bronze à la poutre un peu plus tôt samedi après-midi. "C'est à moi de juger si c'est une performance décevante (à la poutre, NDLR). Un an loin de la gymnastique. Pas tout a fait une année que je suis de retour et c'est ma première grande compétition. Je suis fière de moi!", a d'ailleurs tweeté Biles entre sa finale à la poutre et celle au sol.

Biles entre dans l'histoire

A Doha, avec 14 titres et 20 médailles au total, Biles a égalé ou battu tous les records aux Championnats du monde, messieurs et dames compris : la Russe Svetlana Khorkina et ses 20 médailles, et le Bélarusse Vitaly Scherbo et ses 12 titres. Dans la capitale qatarie, Biles effectue son retour à la compétition internationale après ses fastueux Jeux olympiques à Rio. En août 2016, elle était rentrée du Brésil la valise remplie de cinq médailles, dont quatre en or: concours général, sol, saut et par équipes, plus le bronze à la poutre. Elle avait coupé après Rio, puis avait révélé en janvier qu'elle faisait partie des victimes de Larry Nassar, ex-médecin de l'équipe féminine de gymnastique à l'origine d'un des plus graves scandales de l'histoire du sport américain, condamné lourdement pour des centaines d'agressions sexuelles commises pendant deux décennies. Elle n'a repris la compétition que fin juillet aux États-Unis.

AFP