jean baptiste grange portrait
jean baptiste grange portrait | AFP - JOE KLAMAR

Grange : « C’est génial pour le sport français ! »

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Alors que le peloton s’offre une nouvelle journée alpestre, Jean-Baptiste Grange, natif de la Vallée de la Maurienne, était au départ de la 19e étape, ce vendredi, à Modane. L’occasion de parler vélo avec le skieur tricolore, champion du monde de slalom en titre. Il a notamment tenu à saluer la performance de Thomas Voeckler.

Avez-vous suivi la course ?
« J’ai suivi un petit peu, notamment le passage dans les Pyrénées. Malheureusement, cette semaine, j’étais en rééducation à St Raphaël (NDLR : pour une blessure à l'épaule) et je n’ai suivi que les résumés le soir. Je suis arrivé tout juste pour les cinq derniers kilomètres hier soir. Ca m’a fait plaisir de voir Thomas Voeckler qui a toujours son maillot jaune. C’est une bonne chose car ces dix dernières années, il y avait très peu de Français aux avant-postes et les voir revenir sur le devant de la scène aujourd’hui, je pense que ça veut dire beaucoup de chose. Et puis, c’est génial pour le sport français. »

Comment trouvez-vous les leaders ? Les Schleck, Evans et Contador ?
« Les frères Schleck sont vraiment forts et je pense qu’Andy a fait du Tour de France son objectif principal. Mais, moi, j’aime bien Alberto Contador, j’aime sa façon de pédaler et je suis donc un peu déçu pour lui. Mais voir un Français aux avant-postes, ça me va encore mieux. »

J’imagine que vous connaissez bien le parcours de l’étape d’aujourd’hui …
« Je le connais effectivement très bien car je le fréquente tous les jours en habitant à Valloire, entre le col du Télégraphe et le col du Galibier. Je m’entraîne souvent en vélo dans le col du Galibier. Je connais les endroits où ça roule un peu mieux et ceux où ça roule un peu moins. »

Connaissant le parcours, quel est votre pronostic ?
« C’est compliqué … Ca va être une grosse bagarre. Ce que j’espère, c’est que Thomas Voeckler parvienne à limiter la casse. J’espère aussi qu’Alberto Contador va être un peu plus en jambe et qu’il va tenter une attaque rapidement. Voeckler et Contador sont les deux coureurs que j’ai envie de voir réussir aujourd’hui. »

Etes-vous un fan de cyclisme ?
« C’était une passion. Quand j’étais jeune je suivais le Tour de France et je passais beaucoup de temps à regarder les étapes. Maintenant, j’ai quand même moins de temps pour en faire. Le vélo, quand tu n’en fais pas beaucoup, c’est difficile. Il faut avoir un bon nombre de kilomètres pour se faire plaisir. J’en fais dans ma préparation, pour m’entraîner mais plutôt de manière intermittente. Vous savez, c’est un effort bien différent du ski. Dans une descente, l’effort dure 1 ou 2 minutes. Ca demande beaucoup de concentration car il faut réaliser un geste technique de manière très précise. En vélo, c’est le mental qui prévaut car ce sont des efforts de longue distance. On y apprend à repousser ses limites et c’est ce qui peut être plaisant dans le vélo. »

Isabelle Trancoën