Ryder Cup - Dans la tête des capitaines Jim Furyk et Thomas Björn

Publié le , modifié le

Auteur·e : Thierry Tazé-Bernard
Jim Furyk (à gauche) et Thomas Björn (à droite), les capitaines
Jim Furyk (à gauche) et Thomas Björn (à droite), les capitaines | AFP - Eric FEFERBERG

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En 2017, Jim Furyk et Thomas Björn avaient tapé une balle depuis la Tour Eiffel. Depuis le début de la semaine, les deux capitaines sont avec leurs troupes, pour préparer cette Ryder Cup sur le Golf National. C'est l'aboutissement de plusieurs mois de préparation, et notamment les dernières semaines qui ont abouti à leur sélection respective. Mais leur travail est loin d'être fini.

L'impatience

Jim Furyk, capitaine des USA: "Ça fait longtemps qu’on attend ça. L'année s’est d’abord écoulée lentement, avant peut-être d’accélérer ces dernières quatre à six semaines, mais c’était un vrai bonheur de mettre l’équipe dans l'avion, il y avait de l’excitation dans l’air."

Thomas Björn, capitaine de l'Europe: "Ça fait 18, 20 mois que nous travaillons d'arrache-pied. Ce dernier mois est passé vraiment vite, et nous voilà d’un seul coup ici dans cette situation,  lors de cette semaine fatidique, et tous les préparatifs doivent porter leurs fruits les jours qui viennent."

La fatigue des joueurs

Jim Furyk: "Cette compétition est un peu une sorte de marathon. Ils ont disputé tellement de tournois qu’ils comprennent les contraintes physiques et mentales liées à cet événement. Le truc va être de réaliser toute cette préparation et d’apprendre à connaître les lieux, tout en essayant aussi de conserver un peu d'énergie afin d’être prêts pour disputer au besoin 36 trous vendredi et samedi."

Thomas Björn: "Ce sont de grands athlètes, ils savent depuis longtemps que cette semaine les attendait. Ils ont gardé ça dans un coin de la tête. Vous savez, s’il y a une chose que j'ai apprise au sujet de la Ryder Cup, c’est que la fatigue importe peu : même si on a joué beaucoup, l'adrénaline permet d'aller jusqu’au bout physiquement."

La rivalité

Thomas Björn: "Nous savons qu’il y a de l'autre côté l’une des plus fortes équipes américaines de tous les temps, et nous savons que nous devons jouer notre meilleur golf face à cette équipe. C’est ce qui nous attend. Nous ne nous cachons pas derrière ce que nous sommes, qui nous sommes, ce que nous faisons ensemble."

Jim Furyk: "Thomas l'a mentionné, c’est sans doute la plus forte équipe américaine que nous ayons jamais eue, et j’irais jusqu'à dire qu’il s'agit peut-être aussi de la plus forte équipe européenne jamais composée, du premier jusqu'au dernier. C’est une équipe très riche, avec des joueurs qui jouent très bien ensemble. Ce sera une semaine difficile pour nous, mais nous avons envie de relever ce défi."

Les journées d'entraînement

Jim Furyk: "La préparation qui aura lieu ces trois prochains jours sera cruciale pour moi. En tant que joueur, dans les tournois majeurs, j'ai toujours essayé d’apprendre à connaître un parcours en 36 trous pour être fin prêt au moment de la première manche le jeudi. C’est ce que nous devrons faire. De son côté, l'équipe européenne va essayer d'approfondir sa connaissance du parcours. Les joueurs européens ont déjà disputé l’Open de France ici. Ils se sont illustrés ici, on y trouve les deux derniers vainqueurs et un certain nombre de top 10. Ça fait partie des difficultés à surmonter lors de cette préparation, et apprendre à connaître ce parcours de golf en premier est le plus important. Nous savons assez bien qui est compatible selon nous et qui peut jouer ensemble. Il y a certaines options."

Thomas Björn: "Nous aurons beau y avoir déjà joué avant, ce sera le parcours tel qu’il sera cette semaine, avec des conditions un peu différentes de ce qu’elles sont en juin et en juillet, au moment où se joue l’Open de France ici. Il s'agit donc d’aller sur le parcours pour le reconnaître. Nous avons tous les deux une idée assez précise des choix de paires que nous allons faire, et comme je l'ai dit avant, cela ne signifie pas qu’aucun changement ne peut se produire à ce sujet dans les trois jours qui viennent. Mais je sais assez clairement où je veux aller et où commencer, et on verra ce qui se passera après ça."

Le rôle du capitaine

Jim Furyk: "Nous avons ici 24 des meilleurs joueurs du monde. Tout tourne autour d’eux dans cette compétition. Notre rôle est de les soutenir de les aider à avancer, en leur indiquant peut-être la bonne direction. J'ai vraiment la sensation d'avoir pris des notes quand j’étais un jeune joueur, rêvant un joueur d'avoir cette opportunité, et je vais essayer de puiser dans cette expérience et d'apporter diverses choses à cette équipe, cette année."

Thomas Björn: "La vision que j'ai de mon rôle aux côtés de ces joueurs, c’est que tout tourne autour d’eux. Ce sont eux qui comptent. Parfois, il faut savoir montrer la direction, indiquer la marche à suivre. Mais ça se passe en groupe. Nous sommes une équipe. Nous sommes un groupe de joueurs réunis autour d’un même objectif. Mon rôle est d’être à la fois un soutien et un leader capable de les envoyer dans la bonne direction, la direction qui est, selon moi, la bonne."