Adam Scott
Adam Scott | JEWEL SAMAD / AFP

Masters: Qui pour revêtir la veste ?

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En l'absence de Tiger Woods, la liste des prétendants à la célèbre veste verte qui sera remise dimanche au vainqueur du Masters d'Augusta aura rarement été aussi longue. Pour la première fois depuis 1994, Tiger Woods ne sera pas au départ jeudi du premier tournoi majeur de l'année.

Handicapé par une douleur persistante au dos, le N.1 mondial, quadruple  vainqueur sur le mythique Augusta National Golf Club, a dû se résoudre à subir  une intervention chirurgicale le mois dernier. Mais même en pleine possession de ses moyens, Woods, 36 ans, aurait  peut-être eu du mal à ajouter un cinquième blazer vert dans sa penderie. Sa 14e et dernière victoire en Grand Chelem commence à dater (US Open 2008)  et, surtout, la hiérarchie mondiale est en pleine ébullition. Sur les 19 derniers tournois du Grand Chelem, quinze ont été remportés par  des joueurs qui n'avaient jamais empoché un titre de cette importance, à  l'image de l'Australien Adam Scott qui avait rallié le club-house de Manolia  Lane en vainqueur il y a tout juste un an. Le tenant du titre, premier Australien à remporter le Masters, aimerait  être le premier depuis Woods en 2002 à s'imposer deux années de suite, un  exploit réalisé seulement par trois joueurs: Woods donc, Jack Nicklaus et Nick  Faldo.

Mickelson nerveux

Mais Scott reste sur une improbable déconvenue fin mars au Arnold Palmer  Invitational qu'il survolait avant de sombrer lors du 4e tour. "Cela m'a rappelé qu'il fallait que je passe du temps sur le putting green  avant le Masters. Ma victoire en 2013, c'est grâce à mes putts que je suis allé  la chercher", a insisté Scott qui pourrait s'emparer de la 1re place mondiale  s'il finit au pire 3e dimanche soir. Un joueur en particulier aborde le premier grand rendez-vous de l'année  avec envie, à défaut de confiance: l'Américain Phil Mickelson. Il s'est imposé  trois fois à Augusta (2004, 2006, 2010) et a fini dans les dix premiers à 14  reprises en 19 participations ! Mais le Californien de 43 ans, tourmenté par son dos, n'a pas encore brillé  en 2014: "Je suis nerveux, car j'aime bien aborder le Masters en ayant été en  position de gagner un tournoi", a-t-il déclaré. Rory McIlroy, lui, n'a pas que des bons souvenirs à Augusta, mais il ne  désespère pas d'être le premier Européen à remporter ce titre depuis l'Espagnol  José-Maria Olazabal (1999).

McIlroy n'a plus d'excuses 

"J'aime ce parcours, mais je ne comprends pas pourquoi mon meilleur  résultat ici est une 15e place (en 2011, alors qu'il avait abordé le 4e tour en  tête avec quatre coups d'avance, ndlr). Mais tout est réuni, le physique, le  mental et le matériel, je n'ai aucune excuse", a prévenu l'ancien N.1 mondial. L'édition 2014 a déjà battu un record, celui du nombre de joueurs qui vont  découvrir le parcours conçu en 1931 par Alister McKenzie et Bobby Jones. Ils seront 24 à s'élancer pour la première fois et parmi eux quelques  sérieux clients, jeunes et ambitieux, comme l'Américain de 23 ans Patrick Reed,  vainqueur du 2e tournoi WGC de l'année à Doral début mars, et son compatriote  Jimmy Walker, trois titres PGA en 2014.

Mais le parcours d'Augusta, même débarrassé de son célèbre Eisenhower Tree  du trou N.17, endommagé par une tempête, ne sourit guère aux nouveaux venus. Il faut remonter à 1979 pour trouver trace d'un vainqueur dès sa première  participation, l'Américain Fuzzy Zoeller. Ce rappel n'effraie guère la jeune garde US: "Peu importe si vous avez joué  une ou 50 fois sur un parcours. C'est celui qui joue le mieux qui gagnera", a  asséné Patrick Reed.

AFP

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