David Goffin - Roland-Garros 2012
David Goffin | AFP - THOMAS COEX

Goffin, la belle histoire belge

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Seul représentant belge rescapé en huitièmes de finale, le parcours de David Goffin est des plus atypiques. Lucky loser, il a profité du forfait de Gaël Monfils pour entrer dans le tableau final. Dimanche, c’est Roger Federer en personne qui se dresse sur sa route.

C’est le genre d'histoires dont le public raffole. Eliminé au dernier tour des qualifications, David Goffin ne pensait pas pouvoir accéder au tableau final de Roland-Garros. Et là, surprise ! A 21 ans, le Belge a « profité » du forfait de Gaël Monfils pour obtenir son ticket. Une place de « lucky loser » (littéralement perdant chanceux) à laquelle il a fait honneur en atteignant les huitièmes de finale à la Porte d’Auteuil. Improbable ?

Et le moins que l'on puisse dire, c'est que pour sa première participation à un tableau final de tournoi majeur, David Goffin impressionne. Au premier tour, le 109e joueur mondial élimine Radek Stepanek ( N.23) en cinq sets. Alors qu’on le croit fatigué, il joue de nouveau cinq sets et met fin au parcours d’Arnaud Clément, qui faisait ses adieux à Roland-Garros après quinze ans de bons et loyaux services. En confiance, il signe une victoire probante en trois sets sur Lukasz Kubolt et le voilà propulsé en deuxième semaine ! Avec son physique d’adolescent, Goffin ne paye pas de mine, pourtant il a fait montre d’une expérience de vieux renard pour se sortir de ses matchs à rallonges.

Federer : "Ce sera un peu inhabituel"

Pour retrouver trace d’un lucky looser dans un tournoi majeur, il fallait remonter à 1995. A l’époque, c’était déjà un Belge, Dick Norman à Wimbledon, qui réalisait cette performance. Si Goffin s’imposait, il serait le premier joueur repêché à rallier les quarts de finale. Un exploit qui ne se fera pas sans mal. Son prochain adversaire n’est autre que Roger Federer (N.3) qui reste sur une série de 31 quarts de finale consécutifs en Grand Chelem.

Le Suisse s’est montré intrigué par la présence de ce Belge méconnu à ce niveau de la compétition. "Un lucky loser, c'est un petit peu étrange n'est-ce pas ? Il était en qualification, c'est tout de même surprenant à ce stade du tournoi". En plus de l’adversaire, l’homme aux seize titres du grand chelem redoute les encouragements du public belge. "Je sais que les Belges aiment beaucoup venir ici pour soutenir leurs joueurs. Je m'attends donc à ce qu'il y ait des fans de Belgique pour ce match, a-t-il dit. Ce sera un match un petit peu inhabituel." Un match inhabituel certes, sauf dans le résultat ?