Philippe Gilbert BMC 150712
Philippe Gilbert dans la roue de Luis Leon Sanchez | AFP-Bonaventure

Gilbert n’a pas perdu la foi

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L’an dernier, il raflait tout. Cette saison, Philippe Gilbert n’arrive plus à scorer. Dimanche, le Belge n’a pas pu résister au finish de l’Espagnol Luis Leon Sanchez dans les rues de Foix.

 

Puncheur de grande classe et infatigable attaquant, Philippe Gilbert continue de secouer le peloton. Si les récompenses ne tombent plus comme en 2011 (18 victoires et le titre de N.1 mondial de l’UCI Wolrd Tour, ndlr), ce n’est pas faute d’essayer. Présent dans l’échappée royale avec Sandy Casar, Peter Sagan, Luis Leon Sanchez et Gorka Izaguirre Insausti, le coureur de BMC avait une belle occasion de redorer son blason. « C’était un groupe avec des coureurs de grande expérience et très forts. J’étais déjà heureux d’être avec eux », explique Gilbert.

Plus costaud que Sagan dans le mur de Péguère, le Belge avait réussi à prendre la roue de Casar et Izaguirre. Il fallait absolument isoler le Slovaque en cas d’arrivée au sprint. Mais l’attaque du Français dans les derniers passages anéantissait tous ses efforts et sonnait déjà le glas de ses ambitions. « J’ai donné le maximum dans la dernière côte. Quand Casar a accéléré dans les 800 mètres, je n’ai pas pu suivre, admet-il. Je me suis dit que je n’allais pas suivre pour ne pas exploser davantage. J’ai ralenti pour me mettre à ma limite personnelle. Le sommet n’était pas très loin mais on a mis du temps à rentrer. »

C’était le début du show Sanchez, très impressionnant et bientôt insaisissable. « Déjà là j’ai vu que Luis Leon Sanchez était très fort, relate le coureur vedette de BMC. Il me passait des relais très forts et sans lui je ne serai jamais rentré. » Passablement fatigué, Gilbert ne se faisait pas trop d’illusion. Il avait tant donné que le moindre effort supplémentaire lui serait fatal. « On a bien collaboré pour revenir et quand on a fait la jonction j’étais vraiment à bloc. Lui il était encore frais, ajoute-t-il au sujet de Sanchez. Quand je l’ai vu démarrer dans le faux-plat je savais qu’il n’y avait rien à faire. Je n’ai pas essayé de réagir car je ne pouvais pas. Après on a essayé de collaborer derrière mais il était trop fort. »

Quatrième à l’arrivée, Philippe Gilbert savoure malgré tout ce petite résurrection. Il ne sera pas nécessaire d’aller jusqu’à Lourdes… « Ça va beaucoup mieux. Ça fait quelques jours que j’ai retrouvé des sensations, s’exclame-t-il. Ça fait plaisir d’être devant, de jouer un peu la course et avoir un rôle important. » S’il espère retenter sa chance dès que possible, il pense aussi à son leader Cadel Evans, lui aussi moins fringuant qu’en 2011. « Demain c’est une journée ou ça peut de nouveau être une échappée ou un sprint massif. Après place au Pyrénées et ce sera au tour des leaders du Tour. On me verra plus pour aider Cadel. » Un autre cas difficile mais pas désespéré. Surtout si on garde la foi.