Spyridon Gianniotis
Spyridon Gianniotis a remporté son premier titre de champion du monde, à 31 ans | AFP - Alexander Vilf / RIA NOVOSTI

Gianniotis titré, la France 8e

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Le Grec Spyridon Gianniotis a été sacré pour la première fois champion du monde (en 1 h 54 min 24) mercredi, sur le site de Jinshan City Beach, devant l'Allemand Thomas Lurz, triple champion du monde et le Russe Sergey Bolshakov. .Julien Sauvage est le premier nageur Français à se qualifier pour les jeux Olympiques de Londres en 2012 après s'être emparé de la 8e place.

Gianniotis, qui n'avait jamais fait mieux que deuxième sur 5 km lors des Mondiaux-2009 à Rome, s'est offert non seulement son premier grand sacre à 31 ans, mais aussi son ticket pour les jeux Olympiques de Londres en 2012. "Ca a été très dur. C'est la première fois que je termine en haut du podium. Je me sens vraiment bien. Et je suis très heureux d'abord parce que j'ai gagné mais aussi parce que je me suis qualifié pour les Jeux", a expliqué le Grec. Gianniotis a passé deux derniers mois difficiles alors qu'il s'est blessé à la main droite, ce qui l'a sérieusement handicapé dans sa préparation. Lurz, qui fêtera ses 32 ans dans trois mois, a échoué à décrocher une 4e couronne mondiale sur 10 km après celles de 2009, 2006 et 2004. Mais il retournera aux Jeux après avoir terminé 3e sur 10 km aux JO-2008 à Pékin. L'Italien Valerio Cleri, champion du monde en titre, a vécu un cauchemar dans les eaux chinoises. Il a terminé 11e, une terrible place qui le prive des JO.

Sauvage : "Je suis de nature défaitiste"

Seuls les dix premiers au classement ont décroché le sésame olympique. Parmi lesquels le Français Julien Sauvage, 8e de l'épreuve. Le Français, qui jouait un quitte  ou double cette saison, a su mettre à profit son expérience pour décrocher sa qualification pour les jeux Olympiques de Londres. Cet adepte de l'eau libre, âgé de 24 ans, est devenu le premier nageur  français à gagner son ticket pour les Jeux qui seront ses premiers. "J'espère qu'il y aura le plus de monde possible avec moi !", lance-t-il,  satisfait de sa première participation mondiale dans cette épreuve. "Je savoure ce moment", confie ce blond aux yeux bleus, assis face à la mer où il a bouclé sa course en 1 h 54 min 37 secondes. Car il y a presque un an de cela, Sauvage a pris une décision de taille.  Son diplôme d'ingénieur en poche depuis novembre, il a choisi de se consacrer uniquement à la natation pour jouer la qualification olympique. S'il n'avait  pas réussi, il aurait tout simplement arrêté. "C'était un rêve pour moi. Je ne pensais pas que c'était accessible. Je  suis de nature un peu défaitiste !", souligne le nageur qui a disputé son  premier grand championnat en 2006 (Euros à Budapest).

Mais combatif et stratégique ! Dans les eaux chinoises, particulièrement  chaudes (30 degrés), il est resté devant le peloton durant la majeure partie de  la course pour lancer un sprint final.  "Mon point fort c'est le sprint. J'ai tout donné et ça a passé. Et cette fois j'ai attaqué plus tôt qu'à Roberval (Mondiaux-2010). Cette mauvais  expérience m'a servi", explique-t-il. A Roberval (Canada), Sauvage était 4e à 400 m de l'arrivée mais il avait  lancé son sprint trop tard et avait été rattrapé par le peloton, prenant la 22e  place. Né à Avignon, il s'entraîne depuis 8 ans au pôle France de Toulouse sous la  direction de Lucien Lacoste avec Sébastien Fraysse, 16e à Shanghai, ce qui ne  lui permet pas d'aller aux JO.  "J'ai une pensée pour +Seb+ On se +tire la bourre+ à chaque entraînement.  Il m'a boosté. L'eau libre c'est une famille", dit le nageur qui a été chaleureusement accueilli par tous les coéquipiers à sa sortie de l'eau.

AFP