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Cyril Gautier aux côtés de Jean-Christophe Péraud et David Millar | AFP

Gautier: "Je voulais tellement gagner"

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Les victoires d’étape de Thomas Voeckler et Pierre Rolland avaient donné des idées à leur coéquipier, Cyril Gautier. Mais le Guingampais qui a fait partie de la longue échappée, n’a pas connu la même réussite lors de cette 12e étape. Il a finalement terminé en quatrième position, à cinq secondes du vainqueur, David Millar.

Vous aviez l’intention d’aller au bout dès ce matin ?
Cyril Gautier - Ce matin, on disait ‘jamais deux sans trois’. J’avais dans la tête d’être dans l’échappée aujourd’hui. C’était chose faite, après je me suis accroché dans le dernier col, et puis quand j’ai vu que l’on était que cinq, je me suis dit que ça allait être dur d’aller au bout. J’ai en plus entendu que Sagan était à l’arrière, j’ai pensé qu’ils allaient mettre leur équipe à rouler…

Vous êtes toutefois parvenu à maintenir un écart suffisant…
CG- C’est vrai, on a finalement réussi, le peloton nous a laissé un bon de sortie. Après, on a ‘tapé dedans’, et sur l’arrivée, j’ai essayé de jouer avec les compagnons d’échappée. Malheureusement, Jean-Christophe et David sont partis à deux. J’ai fait l’effort pour revenir, en lançant dans les 450 mètres, mais cela n’a pas été suffisant.

Êtes-vous satisfait malgré tout de cette quatrième place ?
CG- Aujourd’hui, c’était la gagne que je voulais. Je n’avais aucune pression, c’était ma pression personnelle, car je voulais tellement gagner. On a eu une belle victoire avec Thomas, une belle victoire avec Pierre, j’ai pensé que l’on aurait pu en avoir une belle avec Cyril Gautier. Le Tour n’est pas fini, il reste quelques étapes. Si l’on ne me revoit pas moi, on reverra les autres maillots Europcar. Mais c’est sûr que l’on a un gros moral dans l’équipe. On ne veut pas se relâcher comme l’a dit Jean-René (Bernaudeau, son manager, ndlr) ce matin.

Romain Bonte