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Justin Gatlin | AFP-ADRIAN DENNIS

Gatlin veut aller de l'avant

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Les Etats-Unis sont évidemment –avec les Jamaïcains- les grandissimes favoris du relais 4x100. Et dans cette équipe, Justin Gatlin a beaucoup à donner pour se faire pardonner. Depuis son retour sur les pistes après sa suspension, il a gagné deux fois le titre national et se pose, à 31 ans, comme le leader de cette équipe. Avec elle, il veut aller de l’avant et oublier le passé.

Le champion olympique d'Athènes en 2004 sur 100 m avait été contrôlé positif par l'Agence américaine antidopage (USADA) en 2006, et  suspendu quatre ans. Toutes ses performances avaient alors été effacé. Depuis, il a l'impression de repartir de zéro. Avec un nouvel état d'esprit.

"Gagner pour le pays"

"Je ne peux pas me disperser. Je dois rester concentré sur ce qui m’attend. Tout ce qui s’est passé est derrière moi. Comme on dit, le spectacle  doit continuer. Je pense que beaucoup d'athlètes concernés réfléchissent de la même manière. D’abord rester concentré et gagner pour le pays, voilà ce qui compte ".

Pourtant, devant la presse, Gatlin revient volontiers sur cet épisode : "le problème de l'athlétisme d'aujourd'hui, c’est que chaque résultat étonnant est dès lors considéré comme suspect, dit le sprinteur américain qui ne veut plus avoir cette "réputation de tricheur" , et qui justement, après être tombé dans les filets de l’USADA, "veut avoir le droit de parler au nom de son sport ".

Peut-être Gatlin est-il aussi l’un des mieux placé porter un jugement sur les affaires de dopages qui ont frappé l’athlétisme juste avant les Mondiaux (avec Gay et Powell) ? Il s'échappe un peu de la question pour revenir sur ce qu'il considère comme l'essentiel. "Je crois toujours aux vertus de l’athlétisme. Je suis toujours un passionné et j’encourage chaque fois que je le peux les jeunes à venir à l’athlétisme pour tenter d’y briller. Je n'ai pas d'inquiétudes quant à la crédibilité du sport, pas avec les jeunes qui arrivent aujourd’hui ". 

Revenir est difficile

Quant à la façon dont il a ressenti son retour sur les pistes ? "Le plus dur c’est de revenir avec le stress, le poids d’une certaine culpabilité, en plus du poids que l’on a pris, et il faut transpirer pour revenir en forme. Le retour est difficile. Dans une telle situation, j’ai pu compter sur des gens qui ont été mes fans dès le début et d'autres qui se sont ralliés à moi parce qu'ils aiment  bien. Ça m’a aidé pour revenir et retrouver l’envie en course. Maintenant, ce qui compte c’est que je produis sur la piste". Et toujours, "faire de son mieux pour les couleurs américaines".

Christian Grégoire