Passage du Gois TDF 1999
Le mythique Passage du Gois, emprunté par le peloton en 1999 | AFP - Patrick Kovarik

Gare aux bordures après le défilé sur le Gois

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Contrairement à la tradition, le Tour de France 2011 ne débute pas par un prologue individuel, mais par une course qui partira du célèbre passage du Gois pour finir, près de 192km plus loin au Mont des Alouettes. Pas de crainte à avoir avec cette chaussée inondable, puisque le départ ne sera donné qu'après, pour un long parcours exposé aux vents. Les routes sinueuses mèneront jusqu'à cette côte longue de 2.2km à environ 5% de moyenne. L'idéal pour un puncheur.

En 1999, Alex Zülle avait perdu tout espoir de victoires sur le Tour de France en étant pris dans une chute derrière le goulet d'étranglement de l'entrée du passage, les Once d'Olano et les US Postal d'Armstrong s'unissant pour reléguer le Suisse à plus de six minutes. Un tel scénario ne pourra pas se produire lors de cette première étape du Tour de France 2011. Les organisateurs ont en effet décidé que le Passage du Gois aurait lieu avant le départ officiel de la course, le drapeau de Christian Prudhomme s'abaissant donc à la sortie de ce passage.

Mais ce n'est pas pour autant que la suite sera très facile. En longeant l'océan Atlantique, le peloton sera fortement exposé aux vents, ce qui pourrait aboutir à quelques bordures en cas de moments d'inattention. Et la méfiance devra être de mise en ce début d'épreuve, les chutes étant généralement nombreuses alors que la fébrilité et la nervosité accompagnent les premiers tours de roue. La logique voudrait cependant que les énormes surprises n'aient pas lieu lors de cette première journée, et qu'un petit groupe s'échappe avec le peloton en chasse. A l'arrivée, il faudra garder quelques forces pour faire face aux 2.2km de côte du Mont des Alouettes, à environ 5% de moyenne. Un final idéal pour les puncheurs, du type Philippe Gilbert (Omega-Pharma-Lotto) si ce n'est pas un peloton groupé et que les équipes de sprinteurs ne sont pas en action, du type Thor Hushovd (Garmin) si c'est le deuxième cas de figure. Côté français, en fonction du déroulement de l'étape, Thomas Voeckler (Europcar) peut sortir son épingle du jeu.