Gustavo Kuerten soulève le trophée de Roland Garros (11/06/2000)
Gustavo Kuerten soulève le trophée de Roland Garros (11 juin 2000). Il domine Magnus Norman 6-2, 6-3, 2-6, 7-6 (8-6). | AFP PHOTO FRANCOIS GUILLOT

G comme Guga (Kuerten)

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Gustavo Kuerten, « Guga » pour les intimes. Et ils sont nombreux les intimes du triple vainqueur de Roland-Garros. L’incroyable parcours du Brésilien débute en 1997, avec un titre aussi surprenant que mérité, obtenu aux dépens de Sergi Bruguera (6-3, 6-4, 6-2).

Ce 8 juin 1997 constitue le tournant dans sa carrière. Alors qu’il ne pointait qu’à une modeste 87e place mondiale en début d’année, le natif de Florianopolis s’offre à la fois l’un des titres majeurs, et le cœur du public parisien. Cette admiration soudaine vient sans doute de son style nonchalant, d'un revers flamboyant et accessoirement une coupe de cheveux et des tenues décontractées. On le voit ainsi porter des shorts plutôt destinés à des footballeurs, des tenues bariolés qu’il est le seul à oser porter. Kuerten a réussi à démocratiser un peu plus le tennis, devenant même plus apprécié des Brésiliens que certains footballeurs, ce qui n’est pas peu dire.

Il faudra attendre trois ans pour le voir de nouveau triompher Porte d’Auteuil, avec un succès en finale sur Magnus Norman (6-2, 6-3, 2-6, 7-6). Le Brésilien devient à ce moment N.1 mondial, avec une cote de popularité rarement atteinte pour un joueur de tennis. Et l’année suivante, porté par le public parisien, il s’offre un troisième Roland-Garros aux dépens d’Alex Corretja (6-7, 7-5, 6-2, 6-0). Il dessine alors avec sa raquette un cœur géant sur le terrain du Court central, une image qui résume le personnage. Souffrant des hanches, Kuerten décide de mettre un terme à sa carrière, à Roland-Garros, le 25 mai 2008. Il est battu par Paul-Henri Mathieu (6-3, 6-4, 6-2) et reçoit en guise d’adieux une énorme ovation de la part du public à qui il a tant donné.

Romain Bonte