Bradley Wiggins et Christopher Froome
Bradley Wiggins et Christopher Froome | LIONEL BONAVENTURE / AFP

Froome regrette l'absence de Wiggins sur le Tour

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Christopher Froome a le sourire, c'est sa nature, et il aime échanger, même si tout ce qui entoure le statut de leader d'une équipe et de favori du Tour de France est nouveau pour lui. Après avoir fini vendredi la sixième étape du Critérium du Dauphiné dans le peloton et dans le sillage d'Alberto Contador, il a abordé le sujet Tour de France avec franchise. Et amabilité, quand lui fut posée une question sur Bradley Wiggins, dont le forfait annoncé il y a quelques jours peut être considéré comme une bonne nouvelle pour lui.

"Non, l'absence de Bradley n'est pas une bonne nouvelle concernant quelqu'un de malade et blessé. A ses côtés, l'an dernier, j'ai beaucoup appris", a-t-il dit en fronçant les sourcils. "Je n'avais pas la pression du leader. Par exemple, je n'étais pas en conférence de presse au Critérium du Dauphiné. Je me fais à ce travail, naturellement. C'est ma personnalité. Je peux juste dire que si je gagne des courses, si je suis leader du Team Sky en juillet, dans mon esprit, je n'aime pas trop qu'on me désigne comme le favori du Tour de France."

"Je me dis que ce sera une course difficile. Le Critérium du Dauphiné est un bon test mais à Porto Vecchio les compteurs seront à zéro. Psychologiquement, cela me donne beaucoup de confiance de dominer un coureur comme Contador qui regarde toujours vers la victoire, c'est une référence de le battre ici mais cela ne signifie pas que ce sera facile de le faire en juillet."

Le Tour, il en sera question samedi dans la septième étape du Critérium du Dauphiné dont l'arrivée sera jugée à Superdévoluy mais qui passera par l'Alpe d'Huez et la descente du col de Sarenne. "L'objectif est de gravir l'Alpe d'Huez dans la condition de la course puis d'effectuer la descente du col de Sarenne qui pourrait être un point critique du mois de juillet", a prévenu Froome. Ce sera aussi l'occasion de tester ses équipiers protégeant son leadership, comme ils sont supposés devoir le faire dans le Tour. Une équipe qui n'a pas encore été révélée par le manager Dave Brailsford. "J'ai une opinion sur l'identité des coureurs que j'aimerais avoir autour de moi. Je sais avec qui je m'entends bien mais c'est l'exécutif qui fera la sélection", a dit le coureur.

Reuters