Fourcade Martin podium sprint Mondiaux bras tendus 03 2011
Martin Fourcade heureux | AFP - Natalia Kolesnikova

Fourcade: "L'or me tend les bras"

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Deux jours après le bronze en relais mixte, Martin Fourcade a décroché l'argent en sprint, et il ne compte pas s'arrêter là lors des Mondiaux de biathlon. "J'aimerais aller chercher l'or et être champion du monde. Je sens que l'or me tend les bras", a-t-il déclaré après sa 2e place samedi. Ayant rempli ses objectifs de début de saison, le Catalan estime que "maintenant, tout ce qui arrive, c'est du bonus, je n'ai plus de pression."

- Deux médailles en deux courses, les Mondiaux ne pouvaient pas mieux commencer ?
- "J'avais annoncé en début de saison que je voulais être dans les 5 premiers du général de la Coupe du monde (il est 3e, NDLR) et ramener une médaille en individuel et une par équipes des Championnats du monde, c'est fait. Maintenant, tout ce qui arrive, c'est du bonus, je n'ai plus de pression. J'aimerais aller chercher l'or et être champion du monde. Je sens que l'or me tend les bras. Je vais essayer d'y parvenir dès dimanche dans la poursuite. Et si ce n'est pas cette année, cela sera plus tard".
 

- La course avait pourtant plutôt mal débuté avec deux pénalités dès votre premier passage sur le pas de tir...
- "Quand tu attaques d'entrée avec deux pénalités, tu sais que cela va être compliqué, mais j'avais vu sur le tableau que Peiffer (l'Allemand, sacré champion du monde) en avait fait une et Svendsen (le Norvégien 4e, NDLR) deux. Tout était encore possible. Je me suis +dépouillé+ sur les skis et c'est le tir debout, je ne me suis pas posé de question, je voulais cette médaille. Je n'ai même pas eu à chasser les pensées négatives, car je me sens bien en ce moment physiquement et j'ai l'impression d'être une force tranquille".

- La décision du staff technique de changer le fartage et l'arrivée de vos skis une minute seulement avant le départ ne vous ont même pas perturbé...
- "Ce n'était pas le meilleur environnement avant la première course individuelle des Championnats, mais j'étais tranquille, ce n'était pas quelque chose qui pouvait me perturber. J'étais philosophe et je me disais que si ce n'était pas aujourd'hui, cela serait un autre jour, mais au final, je me suis servi de leur énergie pour me donner à fond sur la piste".

AFP