Vincent Labrune élu président de la Ligue de football professionnel

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Auteur·e : France tv sport
Vincent Labrune
Vincent Labrune, ancien président de l'OM. | PHOTOPQR/CORSE MATIN/Vincent Labrune/MAXPPP

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Vincent Labrune a été élu ce jeudi à la tête de la Ligue de football professionnel (LFP). L'ancien président de l'Olympique de Marseille a battu le grand favori, Michel Denisot, par 15 voix contre 10 en conseil d'administration. Puisque l'assemblée générale a validé ce vote à la majorité relative, il succède à Nathalie Boy de la Tour, qui avait décidé de ne pas briguer un nouveau mandat. Didier Quillot, actuel directeur général exécutif, cessera quant à lui sa mission.

Vincent Labrune a été élu ce jeudi 10 septembre président de la Ligue de football professionnel (LFP) pour un mandat de quatre ans, lors de l'assemblée générale élective. L'ancien président de l'Olympique de Marseille succède ainsi à Nathalie Boy de la Tour, élue en 2016 et qui avait décidé de ne pas briguer un nouveau mandat. 

L'élection de Vincent Labrune est une petite surprise puisqu'il a battu le grand favori, Michel Denisot. Il a ainsi réussi à faire mentir les pronostics grâce à cette courte victoire. Après avoir obtenu 15 voix contre 10 en conseil d'administration, il a remporté la majorité relative en l'assemblée générale. Son expérience à la présidence de l'Olympique de Marseille ainsi qu'au sein de la LFP - il est membre du collège des indépendants -, devrait lui servir pour ce nouveau poste. Âgé aujourd'hui de 49 ans, il a rejoint en 2018 le comité exécutif de Moma Group, une société qui cherche à devenir l'un des géants de l'événementiel français. Sur son CV, il a également un passé de producteur. En 2012, il est l'un des coproducteurs du film Les Infidèles, avec en tête d'affiche Jean Dujardin et Gilles Lellouche.  

Un mot d'ordre : l'unité, du football français 

Quelques minutes après son élection, Vincent Labrune s'est présenté devant la presse. Il s'est d'abord dit "très fier d'avoir été choisi (...) pour relever ce beau challenge, que je relève avec lucidité. Je connais la complexité de la tâche eu égard à la situation du football français et de la crise traversée. Je relève avec humilité, avec passion, avec détermination."

L'ancien président de l'Olympique de Marseille a ensuite rappelé son mot d'ordre, l'unité. "L'unité nécessaire que doit retrouver le football fançais et toutes ses composantes. Les clubs, entre eux, qui doivent pacifier leurs relations (...). Ce qui doit primer, c'est l'intérêt général du football français : la pacification, fédérer derrière un projet commun." Il espère ainsi "moderniser le football français", qui doit être "en capacité de se réformer et de retrouver une compétitivité accrue sur la scène européenne".

Les missions à venir

A présent président de la LFP, Vincent Labrune aura notamment pour tâche de remettre l'instance sur pied, après qu'elle a connu quelques difficultés et montré des signes de faiblesse lors de la crise sanitaire provoquée par le coronavirus. Nathalie Boy de la Tour s'était en effet battue pour que la Ligue 1 se poursuive pendant la crise mais le gouvernement avait décidé d'arrêter la saison. Une décision soutenue par Noël Le Gräet, le président de la FFF. Malgré son désaccord, la LFP a donc dû rentrer dans le rang, une position qui a clairement affaibli l'instance dirigeante du football français.

Le nouveau président devra aussi porter à bras le corps un dossier laissé par l'ancienne présidente, celle de la gouvernance. Nathalie Boy de la Tour avait en effet voulu s’attaquer à la transformation des instances du football français et avait indiqué que la crise de la Covid-19 a "mis en lumière la lourdeur de la gouvernance, qui comporte un mille-feuille d'instance"

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La fin d'une gouvernance partagée, sans Didier Quillot 

Il aura aussi probablement pour mission de clarifier le modèle de la gouvernance partagée, inauguré par sa successeuse, qui partageait la présidence avec Didier Quillot, directeur général. La modification des statuts avait conduit à cette gouvernance partagée et avait eu pour conséquence d'affaiblir les pouvoirs de la présidente, qui n'avait alors plus qu'un rôle honorifique. "On a besoin de revenir à un président qui choisit son directeur général, avait déclaré Nathalie Boy de la Tour. L'objectif est de redonner au président les pouvoirs les plus étendus pour représenter la Ligue et assurer la direction générale ou bien confier celle-ci à un directeur général qu'il désignerait".

Vincent Labrune a pour le moment précisé qu'il "allait travailler dans les prochains jours à la mise en place d'une nouvelle équipe dirigeante" après avoir convenu avec Didier Quillot "malgré son excellent bilan, qu'il cesserait sa mission".

Apolline Merle et Martin Boissereau

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