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Ben Arfa ne veut plus rester à l'OM | AFP- GERARD JULIEN

Vers la fin du feuilleton Ben Arfa ?

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Annoncé sur le départ depuis plusieurs semaines, Hatem Ben Arfa semblait se diriger droit vers Newcastle avant que le départ de Mamadou Niang change la donne. Contraint par ses dirigeants à rester à Marseille, le Tricolore a entamé un bras de fer avec le club phocéen, jurant de "ne plus mettre les pieds à la Commanderie". Depuis, le Werder Brême et Liverpool ont manifesté leur intérêt pour le joueur. Les prochaines heures devraient fixer Ben Arfa sur son avenir.

En cette fin de mercato, Hatem Ben Arfa devrait connaître un dénouement heureux à son feuilleton de l'été. Le Marseillais devrait boucler ses valises (si ce n'est déjà fait), et s'envoler dans les prochaines heures. Mais vers quelle destination ? Le choix reste encore en balance entre l'Allemagne et l'Angleterre.

Mercredi, les dirigeants phocéens attendaient un fax de confirmation de la part du Werder Brême. Prétextant un contretemps, le club allemand serait en passe de finaliser l'opération ce jeudi. Les Brêmois ne devront pas tergiverser, car Newcastle, qui avait disparu de la circulation depuis quelques jours, est revenu à la charge. Et visiblement, le club promu a réalisé un effort financier. La proposition chiffrée transmise par les Magpies à l'OM a été acceptée par les dirigeants marseillais. Brême doit donc réagir vite, d'autant plus que Liverpool se serait mis sur les rangs.

Loin de ces combats financiers et minutés, Hatem Ben Arfa semble donc avoir remporté son bras de fer avec les champions de France en titre. Mais à quel prix ? Si l'ancien Lyonnais devrait atterrir dans les prochaines heures au Werder, ou à Newcastle, son premier choix avant l'entrée dans la danse du club allemand, Ben Arfa s'est, peut-être, tiré une balle dans le pied et fermé, seul, les portes de l'équipe de France. Ne faisant plus partie des plans de Didier Deschamps à l'époque, les dirigeants du club ont savamment fait comprendre au meneur de jeu qu'il n'était plus désiré du côté de l'OM. Mais quelques semaines plus tard et, avec le départ de Mamadou Niang vers la formation turque du Fenerbaçhe, D.D n'a plus été aussi catégorique et Ben Arfa, d'un coup d'un seul, est revenu dans les petits papiers du technicien basque.

Ben Arfa peut dire adieu à l'équipe de France ?

L'entourloupe n'est pas passée inaperçue chez le fougueux jeune homme, qui a estimé être la cinquième roue du carrosse olympien. En colère, Ben Arfa l'a manifesté par une grève de l'entraînement après avoir juré, à la sortie d'une entrevue avec Jean-Claude Dassier, le président de l'OM, de ne plus "mettre les pieds à la Commanderie". Ses absences répétées sur les terrains phocéens lui ont alors valu sa non-convocation en équipe de France pour les échéances de septembre (face à la Biélorussie et la Bosnie) en matches éliminatoires de l'Euro.

Pourtant, l'international tricolore avait donné de réels motifs de satisfaction à Laurent Blanc lors de la rencontre amicale contre la Norvège. Entré à la mi-temps, il avait apporté sa vivacité balle au pied et inscrit, d'une frappe limpide, le seul but de la rencontre côté français. Mais Laurent Blanc pouvait-il convoquer un joueur en manque de compétition ? Sur le plan sportif, la crédibilité du sélectionneur aurait été amoindrie. Et que dire de l'image des Bleus ? A l'heure où les joueurs de l'équipe de France souhaitent faire oublier leur image de "mauvais garçons", le champion du monde 98 pouvait-il tolérer le comportement en club du Marseillais, lui qui a entamé une grève de l'entraînement, quelques semaines après celle de Knysna ? Sans parler de délit de "sale gosse", il faut reconnaître que l'attitude du joueur peut prêter, parfois, à la polémique. En tout cas, si Ben Arfa n'a pas été invité à grimper dans le train de l'équipe de France pour cette fois-ci, il pourra toujours l'attendre à la gare de Brême ou de Newcastle. Et pour que le wagon bleu lui ouvre à nouveau ses portes, Ben Arfa doit jouer au ballon et enchaîner les bonnes prestations. Mais à présent, cela ne dépend que de lui.

Par Rayan Ouamara