Luca Zidane
Luca Zidane, la gloire de son père ? | AFP

Un Zidane sur le toit du monde

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C'est au Chili que l'équipe de France des "Moins de 17 ans" entame son parcours, ce lundi soir contre la Nouvelle-Zélande. Une aventure qui peut la mener très haut. Champions d'Europe en titre, les joueurs de Jean-Claude Giuntini possèdent pas mal d'atouts pour aller loin. Notamment leur jeune gardien de but, issu du Real Madrid. Un certain Zidane, Luca de son prénom et fils de... Mais le gamin ne veut surtout pas faire d'ombre à ses coéquipiers. Lui est là pour son talent, pas pour son patronyme légendaire !

Pas de doute, les observateurs seront nombreux ce soir, du côté de Puerto Montt. Pas seulement pour y découvrir les charmes de ce petit port du Chili austral, situé au pied du volcan Osomo. Dans les travées du modeste Estadio Chinquihue, les regards seront forcément tournés vers le gardien des Bleuets. Un certain Zidane, prénom Luca. L’un des quatre fils de l’ancien meneur de jeu des champions du monde en 1998. Avec ses coéquipiers, le jeune homme ne porte pas le numéro 10. Lui a préféré enfiler des gants et protège le but de ces Tricolores en herbe. C’est dans ce cadre bucolique que les protégés de Jean-Claude Giuntini entament leur parcours du Mondial U17. Comprenez les « Moins de 17 ans »…
C’est à 22 heures (17 heures au Chili), que le coup d’envoi de France - Nouvelle-Zélande sera donné. Un nouveau défi et une nouvelle aventure palpitante pour nos champions d’Europe, titrés en mai dernier en Bulgarie, lors d’une finale épique contre l’Allemagne (4-1). « Zizou Junior » s’était alors illustré en demi-finales, notamment lors de la séance de tirs au but contre la Belgique (1-1), en tentant une « panenka ». Comme papa ! Sauf que la tentative du jeune portier du Real Madrid avait échoué. Sans conséquence, puisque les petits Coqs s’en étaient sortis indemnes.

Odsonne Edouard, dans les pas de Cavani

Loin d’être perturbé par son patronyme, Luca réclame qu’on ne le juge que sur ses performances et rien d’autre. « Je ne veux surtout pas être comparé à mon père ! », revendique-t-il sans détour. D’autant qu’il serait réducteur de ne suivre ces « bébés » bleus qu’à travers les exploits de leur camarade au nom illustre. Il faudra notamment avoir à l’œil l’attaquant du PSG, Odsonne Edouard, qui, lors de l’Euro bulgare, avait inscrit la bagatelle de huit buts en six matches. Des stats dignes de son coéquipier et modèle en club, un certain Edinson Cavani. Intéressant aussi le potentiel du défenseur Dayot Upamecano (Red Bull Salzbourg) et du milieu Bilal Boutobba (OM). Après le hors-d’œuvre néo-zélandais, cette génération 1998 (tout un symbole !) poursuivra son premier tour contre le Paraguay jeudi, puis la Syrie dimanche. Avant d’imaginer un parcours triomphal jusqu’au 8 novembre, jour de la finale à Vina del Mar.

Nicolas Gettliffe