Un journaliste de la BBC accuse de corruption Teixeira et Havelange devant le sénat brésilien

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Le président de la Confédération brésilienne de football, Ricardo Teixeira (président de la CBF depuis 1989), qui fait l'objet d'une enquête pour évasion fiscale et blanchiment d'argent présumés, et l'ex-président de la Fifa Joao Havelange (son ancien beau-père à la tête de la Fifa de 1973 à 1998), ont été accusés d'avoir reçu mercredi 60 millions de dollars de pots-de-vin par un journaliste de la BBC devant le Sénat brésilien.

"Comment peut-il (Teixeira) continuer à être le responsable de la Coupe du monde? Le monde entier est sous le choc (...). Vous devez résoudre ce problème et choisir des personnes honnêtes, propres, pour organiser" le Mondial, a déclaré le journaliste Andrew Jennings lors d'une audience du Sénat, convoquée pour qu'il s'explique sur ses accusations. Sur la base d'un document de la justice suisse, Jennings assure que l'entreprise de marketing sportif ISL, ex-partenaire de la Fifa, a payé des pots-de-vin à Havelange et Teixeira dans les années 90 pour s'assurer du contrôle des droits de retransmission télévisée et de contrats de partenariats de plusieurs Coupes du monde. Le journaliste, qui enquête depuis dix ans sur la corruption au sein de la Fifa, a estimé que Havelange avait reçu quelque 50 millions de dollars et Teixeira plus de 9 millions de dollars. Interrogée par l'AFP, la CBF a rejeté ces accusations. "Nous n'allons pas commenter (les accusations de Jennings) parce qu'il dit la même chose qu'il y a 20 jours, qu'il y a 20 ans, il a écrit un livre, il n'y a rien de nouveau (...). C'est son business", a dit le porte-parole de la CBF, Rodrigo Paiva.