Klagenfurt
Le Wörthesee Stadion de Klagenfurt. | DR

Trophée des champions : la Ligue se dit "abusée" par le promoteur autrichien

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La Ligue de football professionnel (LFP) a déclaré dimanche, dans un communiqué, s'être fait "abuser" par le promoteur autrichien du Trophée des champions, après la faible affluence enregistrée au stade de Klagenfurt pour la rencontre entre le PSG et Lyon (4-1) et "étudie les suites à donner à ce dossier".

Environ 10.000 personnes ont assisté à ce premier match officiel de la saison, délocalisé à l'étranger par la Ligue depuis huit ans, afin de promouvoir le football professionnel français à l'international. Le stade de Klagenfurt, qui avait accueilli des rencontres de l'Euro 2008, a une capacité de 32.000 places. "Le promoteur autrichien IFCS avait pris l'engagement d'une affluence de 25.000 entrées. Il était seul responsable de la billetterie et du marketing de l'événement. L'organisation du match, sur les aspects sécurité et logistique des équipes, a été irréprochable, mais la Ligue a été abusée par le promoteur sur la commercialisation de la billetterie. Elle étudie d'ores et déjà les suites à donner à ce dossier", a expliqué la LFP.

Un choix judicieux ?

Après avoir sillonné l'Amérique du Nord, l'Afrique et l'Asie, la LFP avait, dans un premier temps, envisagé d'organiser l'édition 2016 du Trophée des champions en Australie ou de revenir en Asie. Mais elle avait dû se rabattre sur l'Europe et Klagenfurt, une destination surprenante et bien loin des marchés émergents qu'elle avait l'habitude de défricher depuis 2009, en raison des impératifs du PSG.

"Le PSG a effectué une tournée d'été aux Etats-Unis et partir en Asie ou en Océanie, alors qu'un de nos clubs venait tout juste de rentrer des Etats-Unis, c'était compliqué. On a donc réorienté nos recherches vers l'Europe où on n'était jamais allé. Après une saison bien chargée, marquée par l'Euro et la Copa América, on s'est dit que c'était l'opportunité d'aller en Europe", avait expliqué vendredi à l'AFP Mathieu Ficot, directeur du développement économique à la Ligue. "Avec l'Autriche, on est près d'un gros pays, l'Allemagne, qui touche l'Europe de l'est et où la Ligue n'est pas très forte. C'était un beau compromis pour une année où on avait envie de rester en Europe", avait ajouté M. Ficot.

Nicolas Gettliffe