Nicolas Anelka PSG
Nicolas Anelka lors de son retour au PSG à l'été 2001 | AFP - PIERRE VERDY

Top 5 : les joueurs qui sont retournés dans leur club formateur

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Fernando Torres est de retour chez lui, à l’Atletico Madrid, sept ans après son départ. Comme l’attaquant espagnol, plusieurs joueurs ont éprouvé de la nostalgie et après avoir été cherché fortune ailleurs sont revenus à leurs premiers amours. Comme Torres, Anelka, Dugarry, Riquelme, Adriano et Rijkaard sont retournés dans leur club formateur. Pour y finir leur carrière ou pour relever un dernier défi.

Nicolas Anelka

Une décennie avant le Qatar, le PSG avait déjà eu la folie des grandeurs. Laurent Perpère était alors à la tête du club et avait décidé de frapper un grand coup pour le retour des Parisiens en Ligue des Champions : Peter Luccin et Stéphane Dalmat chipés à l’OM, mais surtout Nicolas Anelka rapatrié du Real Madrid après une saison chaotique et inégale (mise à l’écart et vainqueur de la Ligue des Champions). Un transfert retentissant de 220 millions de francs, record de Ligue 1 à l’époque. Trois ans après son départ en catimini pour Arsenal, Nicolas Anelka faisait son retour par la grande porte. Tour d’honneur au Parc, maillot sous le bras, pantacourt relevé au mollet, accompagné de son président, Anelka était la star qui devait faire vibrer le Parc.

En un an et demi, il aura briller à ses débuts (le fameux 7-2 contre Rosenborg) avant de s’éteindre, comme toute l’équipe, lors de la traditionnelle crise de novembre. Philippe Bergeroo n’y résistera pas et sera viré le soir d’une déroute à Sedan (5-1). Luis Fernandez aux commandes, ce PSG version jeune explosera et Nicolas Anelka ne s’entendra jamais avec le coach qui l’avait lancé dans le grain bain. Son départ inéluctable lors du mercato hivernal en 2002 sonnera la fin de l'aventure. Il quitte le PSG avec deux petits buts lors des premiers mois du championnat, direction Liverpool. Un départ que personne ne regrettera. Ni lui, ni le club.

Christophe Dugarry

Avant de devenir consultant télé, Christophe Dugarry a promené son talent d’attaquant et de dribbleur sur les terrains d’Europe. Formé à Bordeaux, il a fait les belles heures du club girondin avec Bixente Lizarazu et Zinédine Zidane, notamment en éliminant le grand Milan en quarts de finale de Coupe de l'UEFA avec un doublé de "Duga" au retour (3-0) en 1996. L’année suivante, après 8 ans passés à Bordeaux, il s’envole pour l’Italie, à Milan justement. Une aventure qui tourne court, comme celle au FC Barcelone.

Il rebondit à Marseille avant de revenir à Bordeaux à l’été 99, trois ans après son départ. De retour chez lui en Gironde, il va retrouver des couleurs et à nouveau se faire une place chez les Bleus avec qu’il gagnera l’Euro 2000. Avec Bordeaux, il gagnera même une Coupe de la Ligue en 2002. Mais à l’intersaison 2002, il quittera à nouveau la Gironde. En deux passages, 334 rencontres et 62 buts, "Duga" aura laissé un bon souvenir du côté de Bordeaux.                                                  

Juan Roman Riquelme

Avant Messi, l’héritier de Diego Maradona a aussi porté le numéro 10 et joué à Boca Juniors. Juan Roman Riquelme, a longtemps été vu comme celui qui allait ramener l’Argentine au sommet. Mais lors de passage en Espagne, guère concluant à Barcelone, beaucoup plus à Villarreal, Riquelme a eu du mal à confirmer les immenses espoirs placés en lui. Il n’y aura finalement qu’en Argentine où il aura régalé. Révélé à Argentinos Juniors (saison 95-96) puis Boca Juniors (96-2002), il s’est payé le luxe de s’offrir deux retours. D’abord à Boca (2007-2014) puis chez Argentinos la saison dernière.

Dans les deux clubs, Riquelme est un dieu. Elu joueur le plus populaire de Boca en 2008, il a tout gagné avec le club de Buenos Aires. L’année précédente, il venait de remporter pour la troisième fois la Copa Libertadores. En 2014, il refermait la parenthèse Boca pour rouvrir celle d’Argentinos, le club de ses débuts qu’il a aidé à remonter en première division (3 buts en 15 matches). Puis, il est reparti vers de nouvelles aventures. "Si une offre m’excite" a-t-il assuré aux médias argentins la semaine dernière. A 36 ans, il pourrait encore faire tourner quelques têtes.

Adriano

Elevé au futsal comme nombre de ses compatriotes, Adriano a fait pendant une saison seulement les belles heures de Flamengo. C’était lors de la saison 2000-2001, l’attaquant a 18 ans et marque 12 buts en 46 matches. Assez pour intéresser les grandes écuries du Vieux Continent. Il atterrit à l’Inter qui le prête au départ avant d’en faire le successeur de Ronaldo. A l’Inter, il va osciller entre période fructueuse et celle de doute. Lassé des problèmes physiques et psychologiques, le club interiste le prête une nouvelle fois, mais à Flamengo cette fois.

Au sein du club de ses débuts, "O Imperatore" (l'Empereur) va retrouver une seconde jeunesse. Ses six mois au Brésil sont une réussite (29 matches, 17 buts). Il revient donc à l’Inter mais la mauvaise face du joueur ne tarde pas à refaire surface. Il sort. Beaucoup. Trop aux yeux de ses dirigeants qui rompent son contrat en mai 2009. Il s’engage alors avec Flamengo et marque 13 buts en 20 rencontres. De quoi convaincre les dirigeants de la Roma qui l’engagent avant la saison 2010-2011. Nouvel échec et un retour au Brésil à Corinthians puis de nouveau à Flamengo. Un troisième passage qui sera cette fois un fiasco total puisqu’il ne jouera pas un seul match officiel. Entre Adriano et Flamengo, l’histoire a souvent été dure à suivre. Tout comme celle du joueur.

Frank Rijkaard

Frank Rijkaard lors de la finale de Ligue des Champions entre l'Ajax et l'AC Milan
Frank Rijkaard lors de la finale de Ligue des Champions entre l'Ajax et l'AC Milan

Avant d’être entraîneur et de conduire le FC Barcelone à sa deuxième Ligue des Champions (2006), Frank Rijkaard a été un immense milieu de terrain révélé à l’Ajax Amsterdam où il a passé 7 ans (80-87) avant d’être sacré par le "Grande Milan" d’Arrigo Sacchi (1988-1993). Après cinq saisons à régner sur l’Italie, l’Europe et le monde, Frank Rijkaard rentre à Amsterdam en 1993. Il a 33 ans et s’apprête à vivre encore de belles heures.

Chargé d’encadrer une nouvelle génération néerlandaise dorée (les frères De Boer, Seedord, Davids, Kluivert, Overmars…) et entraîné par Louis Van Gaal, le grand milieu de terrain qui a reculé d’un cran va conquérir sa troisième Ligue des Champions. Tel un flambeau, c’est lui qui transmettra la passe décisive à Patrick Kluivert auteur du but de la victoire contre l’AC Milan. Rijkaard, ivre de joie pouvait courir comme un fou au coup de sifflet final, il terminait sa carrière en apothéose, là où il l’avait commencé 15 ans plus tôt.