Tony Vairelles libéré, pas innocenté

Tony Vairelles libéré, pas innocenté

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L'ancien international de football Tony Vairelles est sorti de prison mardi soir, après cinq mois de détention provisoire, une décision "juste" selon ses avocates même s'il reste mis en examen pour tentative d'assassinat après une fusillade près de Nancy en octobre. La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Nancy, qui a rendu mardi son arrêt de remise en liberté, l'a par ailleurs placé sous contrôle judiciaire.

"Je suis heureux de retrouver ma famille. Être séparé de mes proches, c'est  ce qu'il y a de plus dur", a déclaré le footballeur devant la maison d'arrêt de  Metz, dont il est sorti vers 18H30. "Je suis heureux que la justice ait pu ouvrir les yeux", a-t-il ajouté, qualifiant sa détention d'"injustice".  Malgré cette remise en liberté qui lui avait été refusée à plusieurs  reprises ces derniers mois, Tony Vairelles reste mis en examen pour tentative  d'assassinat après une fusillade survenue à la sortie d'une discothèque. "Il existe des indices graves et concordants de sa participation à des  faits de tentatives d'assassinats", rappellent les magistrats, qui lui ont  interdit d'entrer en communication avec ses frères ou de sortir la nuit, ainsi  qu'en discothèque.

"Décision juste"

Tony Vairelles, 38 ans, avait été placé en détention provisoire avec ses  trois frères Fabrice (40 ans), Giovan (20 ans) et Jimmy (30 ans) le 25 octobre  2011, à la suite de leurs mises en examen pour tentative d'assassinat. Après la  libération de Tony mardi soir, seul Fabrice était encore en détention. Selon l'accusation, Jimmy et Giovan ont été expulsés de la discothèque  après une altercation, puis sont revenus armés avec Tony et Fabrice. Ils  auraient alors ouvert le feu sur les vigiles.

Fin janvier, l'affaire avait connu un rebondissement avec la mise en examen  des trois videurs pour violences avec armes. Ils sont en effet soupçonnés  d'avoir utilisé des bombes lacrymogènes ainsi qu'une matraque en acier à  l'extérieur de l'établissement contre les frères Vairelles. Devant le juge d'instruction, les vigiles sont revenus sur leurs  déclarations initiales, en affirmant que seuls Tony et Fabrice portaient une  arme, et avaient dédouané Giovan et Jimmy. "Tony n'était en prison que sur la parole des videurs de la discothèque.  Or, les mensonges des videurs sont maintenant clairement apparents: ils  n'arrêtent pas de se contredire. Il est donc normal qu'il soit remis en  liberté", a déclaré Liliane Glock à l'AFP. Une autre avocate de Tony Vairelles, Me Virginie Barbosa, a aussi salué  "une décision juste eu égard aux éléments du dossier après cinq mois  d'instruction".

AFP