Frédéric Thiriez
Frédéric Thiriez | LIONEL BONAVENTURE / AFP

Thiriez propose ses services à la LFP

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Frédéric Thiriez, ancien président de la Ligue de football professionnel, s'est dit prêt mardi, dans un communiqué à l'AFP, "à accepter toute mission temporaire qui viserait à apaiser les tensions actuelles et à remettre en ordre de marche" la LFP, qui se cherche désespérément un candidat à la présidence à quatre jours des élections.

"Profondément attaché à la Ligue et constatant ses difficultés actuelles de fonctionnement", Thiriez propose ses services "si les présidents (de club) et les familles (du football) avec lesquels (il a) eu le bonheur de travailler pendant quatorze ans l'estiment utile". La LFP est également déchirée par un conflit entre "gros" et "petits" clubs sur la répartition des droits TV. Thiriez, 64 ans, avocat au Conseil d'Etat, a rendu son tablier de président de la LFP en avril 2016. La crise avait éclaté au grand jour quelques mois plus tard, le 5 octobre, quand l'élection du nouveau conseil d'administration - soit le gouvernement du foot pro français - et l'élection d'un nouveau président de la LFP, n'avaient pu avoir lieu, faute de quorum. Depuis, les clubs, partagés entre nantis et les autres, cherchent toujours à rapprocher leurs positions sur la répartition des droits télévisés pour tenter de s'entendre sur la composition du CA de la LFP. Et les candidats à la présidence s'effacent les uns après les autres. Jean-Pierre Denis, président du Crédit mutuel Arkéa, qui assurait l'intérim à la présidence de la LFP depuis le départ de Thiriez, a ainsi jeté l'éponge officiellement lundi.

"Un président de 'pinpins'" 

Le journaliste Michel Denisot, ancien président du PSG (1991-1998), qui faisait consensus autour de lui, a renoncé la semaine dernière, expliquant à L'Equipe qu'il ne voulait pas arrêter ses activités (il est directeur de la rédaction du mensuel Vanity Fair). Enfin, le président de Nancy, Jacques Rousselot, qui aurait pu être une solution de recours, a fait part de ses hésitations lundi soir sur France Bleu Lorraine Sud.
"Je fais peut être partie d'une réflexion de rattrapage. Je réserve ma réponse, je ne dis pas non, je ne dis pas oui", a ainsi confié le patron de Nancy. Selon Rousselot, "il faudra re-changer à nouveau les statuts (de la LFP) il faut que ce soit un vrai binôme, ça ne peut pas être un président honorifique, un président de +pinpins+ (sic)". Actuellement, le vrai pouvoir a été transféré au directeur général exécutif Didier Quillot, ce qui décourage nombre de candidats potentiel à la présidence, comme M. Denis. Les élections à la LFP sont prévues vendredi matin.

AFP