Thierry Braillard: les propos de Benzema sont "injustifiés et inacceptables"

Publié le , modifié le

Thierry Braillard, secrétaire d'Etat aux Sports, a vivement réagi, ce matin, aux propos tenus par Karim Benzema dans le quotidien sportif Marca. L'attaquant du Real Madrid y affirme que Didier Deschamps a "cédé à la pression d'une partie raciste de la France" en ne le sélectionnant pas pour l'Euro 2016. Pour Mr. Braillard, ces propos sont "injustifiés et inacceptables", comme on a pu le lire sur son compte Twitter.

 

 

Les politiques français s'indignent

Dans la matinée, c'est l'ensemble de la classe politique française qui est montée au créneau pour regretter les propos de Karim Benzema. A la sortie du Conseil des Ministres, Patrick Kanner, le ministre des Sports a appelé au calme : "Je peux comprendre le dépit ou la déception de monsieur Benzema mais en aucun cas ses propos ne peuvent être acceptables par rapport à ce qu’est la personnalité et ce qu’ont été les choix sportifs de monsieur Deschamps. Dans ce cadre-là, je demande vraiment du calme. Je demande à ce qu’on se concentre sur la compétition et qu’on se rassemble derrière les Bleus". Le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll a, lui, évoqué "une polémique qui n'a pas lieu d'être". "Ce que je sais, c'est que Didier Deschamps a fait des choix en fonction de sa stratégie. On ne peut pas lui faire le reproche", a-t-il estimé.

Interrogé par Jean-Pierre Elkabbach, l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin s'est pour sa part montré très clair : "Quand on a des affaires avec la justice, on se tient à l'écart de ce qui est national".  Même son de cloche du côté de François Fillon, interviewé ce matin sur RTL : "Je trouve ça insupportable. D'abord parce que le sélectionneur est souverain dans ses choix. Ensuite parce que le fait de ramener en permanence les problèmes du pays à des questions de race, de religion, d'ethnies et de communautés n'est pas un signe de bonne santé".

Enfin, du côté du Front National, les propos de Benzema ont également été condamnés par le vice-président Florian Philippot : 

 

 

Isabelle Trancoën