Siège Fifa prétexte
Le siège de la FIFA | AFP - Sébastien Bozon

Scandale à la FIFA : 6 mois dans la tourmente

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Un peu plus de six mois après les premières arrestations de responsables du football mondial, qui ont placé la Fifa au centre d'un scandale planétaire, une nouvelle vague d'interpellations a relancé jeudi un feuilleton qui n'en finit pas.

  • 27 mai 2015: sept hauts dirigeants du football international sont arrêtés  à Zurich, à la demande de la justice américaine. Parmi eux, Jeffrey Webb (Iles  Caïman) et Eugenio Figueredo (Uruguay), deux membres du comité exécutif de la  Fifa. 14 personnes (dont 9 membres ou anciens de la Fifa) sont mises en cause.  L'acte d'accusation américain parle de quelque 150 millions de dollars (132  millions d'euros) de pots-de-vin et de rétrocommissions, depuis les années 1990.

  • 27 mai: dans une procédure distincte, ouverte contre X pour soupçons de  "blanchiment d'argent et gestion déloyale" autour de l'attribution des Mondiaux  2018 et 2022 à la Russie et au Qatar, la justice suisse fait procéder à des  perquisitions au siège de la Fifa, à Zurich.

  • 28 mai: Michel Platini, président de l'UEFA, demande à Joseph Blatter,  président de la Fifa depuis 1998, de renoncer à briguer un nouveau mandat et de  quitter son poste. Le Suisse de 79 ans refuse.

  • 29 mai: Blatter est réélu pour un 5e mandat de quatre ans.

  • 2 juin: Blatter annonce sa démission et appelle à l'élection d'un nouveau  président lors d'un congrès extraordinaire électif, prévu le 26 février 2016.

  • 12 juillet: la justice suisse indique avoir en mains 81 cas suspects de  blanchiment d'argent signalés par les banques dans l'enquête sur l'attribution  des Coupes du monde 2018 (Russie) et 2022 (Qatar).

  • 29 juillet: Platini annonce sa candidature à la présidence de la Fifa.

  • 17 septembre: Jérôme Valcke est relevé de ses fonctions de secrétaire  général de la Fifa, le jour où la presse anglaise fait état de soupçons pesant  sur lui dans le cadre d'une affaire de revente de billets au marché noir. Il  rejette ces allégations.

  • 25 septembre: la justice suisse entend Platini comme témoin assisté pour  un paiement suspect de 1,8 M EUR reçu en 2011 pour un travail de conseiller de  Blatter achevé en 2002. Blatter est mis en examen pour cette affaire et pour un  contrat de droits TV présumé déloyal (très en-dessous des prix du marché)  envers la Fifa.

  • 28 septembre: Blatter défend les paiements de la Fifa à Platini, une  "rétribution justifiée" pour son travail de conseiller, et affirme vouloir  "rester président" jusqu'à l'élection de février 2016.

  • 2 octobre: Coca-Cola, McDonald's, Visa et Budweiser, quatre des plus gros  sponsors de la Fifa, demandent à Blatter de démissionner "immédiatement". Il  refuse.

  • 8 octobre: la commission d'éthique de la Fifa suspend 90 jours Blatter,  Platini et Valcke. Chung Mong-joon, ancien vice-président et autre candidat à  la présidence, est suspendu six ans de toute activité liée au foot. Issa  Hayatou, président de la Confédération africaine (CAF), est nommé président de  la Fifa par intérim.

  • 9 octobre: Blatter fait appel de sa suspension.

  • 10 octobre: Platini fait appel de sa suspension.

  • 19 octobre: Platini admet dans une interview au journal Le Monde qu'il  n'y avait pas de contrat écrit pour le versement contesté de 1,8 million  d'euros.

  • 20 octobre: la Fifa annonce que la candidature de Platini à la présidence  est gelée tant qu'il reste suspendu.

  • 18 novembre: les appels de Platini et Blatter sont rejetés par le comité  d'appel de la Fifa.

  • 20 novembre: Platini saisit le Tribunal arbitral du sport (TAS).

  • 23 novembre: la chambre de jugement de la Fifa indique qu'elle rendra son  verdict en décembre sur Platini et Blatter.

  • 24 novembre: La chambre d'instruction de la Fifa a requis une radiation à  vie contre Platini, indiquent ses avocats, qui dénoncent auprès de l'AFP un  "pur scandale".

  • 3 décembre: Deux autres hauts responsables de la Fifa sont arrêtés à la  demande des Etats-Unis à l'aube à Zurich, là même où les premiers avaient déjà  été interpellés en mai. Ces deux responsables dont les noms ne sont pas  précisés, sont soupçonnés d'avoir "accepté des pots-de-vin de plusieurs  millions". Ils sont "placés en détention en vue de leur extradition", selon la  Justice suisse.

AFP