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Le siège de la FIFA à Zurich | MICHAEL BUHOLZER / AFP

Scandale de la FIFA: La banque suisse UBS interrogée

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La banque UBS, numéro un de l'industrie bancaire suisse, a été interrogée dans le cadre du scandale de corruption au sein de la Fifa, a-t-elle à son tour indiqué dans son rapport trimestriel, quatre jours après une annonce similaire du numéro deux, Credit Suisse. UBS a indiqué avoir reçu "de la part des autorités", sans préciser lesquelles, des requêtes "concernant des comptes liés à la fédération internationale de football" ainsi que des personnes et entités associées, a-t-elle annoncé, tout en précisant qu'elle coopérait.

Comme d'autres institutions financières, UBS a reçu de la part des  autorités des requêtes concernant des comptes liés à la fédération  internationale de football ainsi que des personnes et entités associées, a  annoncé la banque dans son rapport trimestriel. Sa concurrente Credit  Suisse avait dévoilé vendredi avoir été interrogée par les autorités suisses et  américaines.

Celles-ci cherchent à déterminer si les institutions financières  interrogées ont permis le traitement de transactions suspectes ou irrégulières ou ont failli à leurs obligations concernant la législation sur le blanchiment  d'argent, avait détaillé Credit Suisse, qui avait également dit coopérer. Selon  la loi anti-blanchiment suisse, les banques sont tenues de signaler les comptes  suspects. Ces requêtes concernent des personnes et entités visées dans l'acte  d'accusation déposé par les autorités américaines en mai, mais pas uniquement,  avait précisé l'établissement.

Dans son acte d'accusation, la justice américaine estime à quelque 150  millions de dollars (132 millions d'euros) les pots-de-vin et rétrocommissions  qui auraient circulé au sommet du football mondial depuis les années 1990. En juillet, la justice suisse avait chiffré à 81 les cas suspects de  blanchiment d'argent signalés par les banques dans l'enquête Fifa.  Mi-septembre, le procureur Michael Lauber avait indiqué que des transactions  suspectes concernant 121 comptes étaient examinées.

AFP