Sarah Bouhaddi, touchée par la crise sanitaire, lance une campagne de dons pour aider les familles ayant perdu un parent du Covid

Publié le , modifié le

Auteur·e : Apolline Merle
Sarah Bouhaddi
Sarah Bouhaddi, la gardienne de l’équipe de France féminine de football. | FRANCK FIFE / AFP

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Sarah Bouhaddi, gardienne de l’équipe de France féminine de football, a lancé cette semaine la campagne de solidarité des « Gardiens de l’espoir », avec la Fondation 101 (One O One), qui œuvre exclusivement pour le progrès de la réanimation en finançant des projets d’éducation des soignants, de recherche, et des actions d’accompagnement des patients et des familles. Par cette campagne, la joueuse de l’Olympique lyonnais souhaite venir en aide aux familles en difficulté sociale avec enfant(s) à charge, qui ont été touchées par le décès d’un des parents, des suites du coronavirus. L’objectif est de récolter 1 million d’euros d’ici début juillet.

Comment est née la campagne des "Gardiens de l’Espoir" avec la Fondation 101 (One O One) ?
Sarah Bouhaddi :
 "Durant le confinement, j'ai passé pas mal de temps à la maison comme de nombreux Français. Et je me suis tenue informée de l’évolution de la crise sanitaire. J’ai vu de nombreuses campagnes qui soutenaient le corps médical pour les aider à surmonter cette crise, mais à aucun moment, je n'ai vu une initiative pour venir en aide à ces familles endeuillées, qui avait perdu un parent du coronavirus. Et c'est à ce moment-là que je me dis pourquoi pas lancer quelque chose pour eux. J'en ai ensuite parlé avec mon agent, et j’ai eu de la chance, car il était proche du professeur Jean-Daniel Chiche, président de la Fondation 101.  Je suis donc entrée en contact avec lui et il a accepté de me suivre dans cette démarche."

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Quel est l’objectif de cette campagne ?
S B :
 "Notre objectif est de récolter 1 million d’euros. C’est un objectif élevé car nous sommes très ambitieux. Nous souhaitons pouvoir aider 200 familles. Nous voulons apporter une aide financière fixe de 2000 euros par famille monoparentale, à laquelle s’ajoutera une aide variable de 1000 euros par enfant à charge pour subvenir à leurs besoins urgents. Ce n’est peut-être pas grand-chose mais cette aide peut les aider à rebondir. Il y a eu un avant et un pendant ce virus, et il y aura un après. L'objectif est de les aider à surmonter cette épreuve qui sera très difficile pour eux."

Comment ces 200 familles seront identifiées ?
S B :
"Des familles ont déjà été identifiées par le professeur Jean-Daniel Chiche, puisque via son l’hôpital, il a eu à faire à des familles en difficultés. Les familles peuvent aussi déposer leur dossier auprès d’une assistance sociale." 
 
De nombreux sportifs ont mené des campagnes de solidarité pendant cette crise. Est-ce important selon vous que les sportifs de haut niveau s’engagent ?
S B :
 "Que l'on soit sportif de haut niveau ou non, pour moi, ça ne changera rien. Aujourd’hui, je suis comme tout le monde. J'ai été très touchée par ce qui s'est passé pendant cette crise sanitaire, et j’ai été touchée par ces familles qui ont perdu un proche, surtout celles qui ont perdu un père ou une mère. C'est vrai qu'aujourd’hui, de nombreux sportifs se sont engagés et c'est tout à leur honneur. Après, tout le monde peut le faire, si on a un peu de temps et la possibilité de le faire, on peut les aider et c'est le plus important."