Jorge Sampaoli Chili
Le sélectionneur argentin du Chili Jorge Sampaoli au milieu de ses troupes | AFP - MARTIN BERNETTI

Sampaoli quitte le Chili

Publié le , modifié le

La Fédération chilienne de football et l'argentin Jorge Sampaoli sont parvenus mardi à un accord mettant un terme à son contrat de sélectionneur de l'équipe du Chili, six mois après avoir remporté la Copa America 2015 avec "la Roja", a annoncé la Fédération.

"Le directoire de l'Asociation nationale de football professionnel (ANFP)  est parvenu à un accord avec Jorge Sampaoli pour mettre un terme à leur  relation contractuelle", selon un communiqué de la Fédération qui ne révèle pas  les termes de l'accord. Ce départ intervient après des déclarations contradictoires de Sampaoli sur  son avenir à la tête de l'équipe du Chili. "Ce n'est pas vrai que je ne veux pas vivre ou travailler au Chili, au  contraire, je veux dissiper ce malentendu. Cela fait sept ans que je suis là et  j'y ai vécu des moments inoubliables. Mon projet social et affectif continue  d'être lié au Chili, je veux continuer à vivre à Santiago", avait-il assuré  mercredi lors d'une conférence de presse. Deux jours avant, il avait déclaré au site chilien "Faro Deportivo" que  "dans cette ambiance" il ne voulait "plus travailler ou vivre dans le pays". "Mon honneur et ma dignité ont été bafoués en prétendant établir un lien  avec les actes corrompus du précédent président (de la Fédération chilienne).  C'est incroyable et inacceptable", avait-il ajouté.

Crise dans le football chilien

Un climat de crise entoure le football chilien après la démission  mi-novembre de l'ancien président de la Fédération Sergio Jadue, impliqué dans  le scandale de corruption de la Fifa. En outre, certains médias locaux ont affirmé que Sampaoli serait coupable  d'évasion fiscale et détiendrait un compte bancaire dans un paradis fiscal. Le 4 janvier, l'ancien joueur et entraîneur Arturo Salah a été élu nouveau  président de la Fédération chilienne. Salah avait ensuite confirmé Sampaoli dans ses fonctions, se refusant à le  libérer à moins qu'il ne s'acquitte de six millions de dollars, comme le  prévoyait sa clause de départ. Arrivé il y a trois ans à la tête de la "la Roja", Sampaoli refusait de  payer et s'était déclaré "otage" de la Fédération. Les noms de l'Argentin Marcelo Bielsa, très apprécié au Chili après avoir  dirigé avec succès l'équipe chilienne (2007-2010), ou de son compatriote  Eduardo Berizzo, actuel entraîneur du Celta de Vigo, circulent dans la presse  locale pour remplacer Sampaoli.

AFP