Quotas: Baroin appelle à la mesure, Bayrou défend Blanc

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Le porte-parole du gouvernement François Baroin a appelé mardi à ne pas "aller trop vite en besogne" et à ne pas faire "tomber" des têtes avant même "le résultat des enquêtes" dans l'affaire des quotas de binationaux qui secoue le football français. "Je crois qu'il ne faut pas aller trop vite en besogne. Qu'est-ce que ça veut dire de demander comme ça le scalp sans aucune réalité ?", a déclaré M. Baroin.

"Le gouvernement souhaite toute la transparence et toute la lumière, Chantal Jouanno (la ministre des Sports) s'est exprimée sur ce sujet. Attendons vraiment le résultat des enquêtes avant de dire: celui-ci doit tomber et des têtes doivent rouler", a-t-il ajouté. Le président du Mouvement démocrate (MoDem) François Bayrou a lui carrément pris la défense du sélectionneur de l'équipe de France voyant en lui "un homme honnête qui n'est pas du tout dans les histoires de racisme". "Je ne crois pas qu'il y ait des quotas souhaités, je n'arrive pas à croire ça. Quand je vois Laurent Blanc, je vois un homme honnête qui n'est pas du tout dans les histoires de racisme", a déclaré M. Bayrou. "En revanche, qu'il faille de la diversité dans un équipe de football - diversité de gabarits, diversité de systèmes de jeu -, moi je crois, comme simple spectateur ou amateur, que c'est plutôt mieux que d'avoir un seul type de joueurs", a expliqué le député des Pyrénées-Atlantiques. "C'est peut-être ça qu'ils ont voulu chercher, mais, en tous cas, moi je ne ressens pas du tout Laurent Blanc comme un homme comme ça qui véhiculerait des sentiments mauvais", a-t-il insisté.