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Hoarau et Dede à la lutte | AFP - Daniel Roland

PSG et Dortmund dos à dos

Publié le , modifié le

Le PSG a obtenu le match nul (1-1) jeudi sur la pelouse du Borussia Dortmund lors de la 3e journée de l'Europa Ligue. Les Parisiens prudents ont confirmé leur belle assise défensive, en contenant les assauts allemands. Et même lorsque qu'ils furent dominés au score, en début de 2e période, après un pénalty de Sarin, consécutif à une faute de Sakho sur Gotzin, ils ont su trouver des ressources pour recoller en fin de match grâce à un but signé Chantome.

Les joueurs d'Antoine Kombouaré, qui n'ont jamais abdiqué, ont logiquement obtenu la récompense dans une partie très propre où, même si ce sont leurs adversaires qui ont eu souvent la maîtrise diu jeu, ils sont parvenus à résister, grâce à un collectif très solidaire, et ont finalement trouvé la faille au bout du suspense. En dépit de la pression allemande, les Parisiens ne se sont jamais découragés.

A la 14e min, le Borussia manquait l'ouverture du score sur une action lancée par le Japonais Shinji Kagawa mais la superbe reprise de volée du Paraguayen Lucas Barrios percutait le poteau gauche d'Apoula Edel, battu. Alors que Dortmund semblait avoir le match bien en mains, Paris pointait le bout de son nez en fin de première période avec Zoumana Camara (36), libre de tout marquage et dont la tête sur un coup franc de Nenê frôlait le but de Weidenfeller.

De retour des vestiaires, Dortmund mettait d'emblée la pression par Kagawa et Barrios, puis Mario Götze, entré à l'intervalle, obtenait un pénalty généreux suite à un tacle de Camara. Nuri Sahin prenait à contre-pied Edel, dont la longue invincibilité prenait fin après sept matches et 50 minutes. Le Camerounais évitait le 2-0 en intervenant au pied devant Kevin Grosskreutz (66) et en repoussant un tir à bout portant de Barrios (76). Le PSG, plus frais physiquement que son adversaire, manquait l'égalisation sur une tête de Camara repoussé sur sa ligne par un défenseur allemand (71), puis par Hoarau (80). A la 87e minute enfin, Chantôme, astucieusement servi par Hoarau, ramenait logiquement les deux équipes à égalité à la grande joie des 500 supporteurs présents sur la pelouse allemande..

Avec ce match nul, le PSG reste en tête du groupe J avec un point d'avance sur les Espagnols de Séville, victorieux en Ukraine du Karpaty Lviv (1-0).

Réactions:

Jürgen Klopp (entraîneur du Borussia Dortmund): "C'est un cas classique de match qu'une équipe domine, mais comme elle manque de réalisme devant le but, elle se fait surprendre. On a bien joué pendant les 30-35 premières minutes, mais après on s'est retrouvé en difficulté, notamment sur les coups de pied arrêtés. Notre but sur pénalty est mérité, mais nous aurions dû marquer plus. Notre adversaire a mieux fini le match, même si son but est un peu bizarre et qu'il y avait peut-être hors-jeu d'après les images que j'ai vu après la rencontre. Tant pis, cela nous avance pas vraiment, mais nous savons que nous avons les moyens de battre le PSG chez lui. Il y a beaucoup de points positifs dans ce match pour nous, mais je reprocherai à mon équipe d'avoir manqué de discipline notamment en défense. On peut faire nettement mieux, on l'a déjà montré cette saison. Il ne faut pas rougir de ce résultat contre le PSG".

Antoine Kombouare (entraîneur du Paris SG): "Il y a beaucoup de frustration, même si je suis très satisfait de mes joueurs, car ils ont montré beaucoup de caractère pour égaliser. Nous sommes déçus, car à mes yeux, ce pénalty est injuste. Ce qui m'a déplu, c'est qu'on a beaucoup subi au début de la deuxième période, qu'on a beaucoup éculé et qu'on a concédé ce pénalty qui aurait pu nous coûter cher. Cette équipe de Dortmund n'est pas leader du Championnat d'Allemagne par hasard, elle nous a causé beaucoup de problèmes. Il faut maintenant valider ce point en gagnant chez nous contre Dortmund, dans ce cas-là, on pourra penser à la qualification. Mathieu Bodmer a fait un bon match pour son retour après huit semaines sans compétition, je vais avoir bientôt mon effectif complet, c'est quelque chose que j'attendais depuis longtemps".

Gilles Gaillard