Edinson Cavani PSG
Avec Edinson Cavani, le Paris Saint-Germain entre - encore - dans une autre dimension. | JACQUES DEMARTHON / AFP

Présentation de la Ligue 1 : Paris Saint-Germain

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A l’approche de la reprise de la Ligue 1, focus sur les vingt clubs qui disputeront la saison 2013/2014 dans l’élite. Ce jeudi, coup de projecteur sur le Paris Saint-Germain.

L'objectif : Paris veut la soulever 

Ne soyez pas naïfs. Nasser Al-khelaifi ne construit pas une équipe pour remporter la Ligue 1. On ne dépense pas 110 millions pour remporter un championnat qui "trône" à la sixième place du classement UEFA, juste derrière... le Portugal. En réalité, - et là n'est pas le scoop - les propriétaires du club francilien sont obsédés par l'Europe. Pourquoi ? Parce-que la mythique compétition est le seul vrai nuage qui pollue l'horizon des richissimes dirigeants. Les Qataris savent bien qu'ils peuvent pratiquement tout acheter, mais ils ne pourront acquérir une histoire, un palmarès à coup de millions de pétro-dollars. Aussi, la Ligue des Champions leur est essentielle pour devenir une marque mondiale :"L'ambition, c'est de rentrer rapidement dans le cercle fermé des cinq plus grands clubs européens, a affirmé récemment le directeur sportif du PSG Jean-Claude Blanc. On veut construire une marque mondiale de sport. C'est une stratégie nouvelle en France. Certains disent que c'est trop rapide, que nos transferts sont trop importants pour la France, mais personne ne s'émeut quand, il y a trois ans, le Real Madrid achète Cristiano Ronaldo 98 M€. Le PSG est entré dans la cour des grands sur ce type d'opérations pour les joueurs". Et comment le contredire. Leonardo, le désormais ex-directeur sportif du club de la capitale est à gratifier d'un vrai coup de maître : la venue d'Edinson Cavani (voir ci-dessous) pour la modique somme de 64 millions d'euros. Laurent Blanc, qui a remplacé Carlo Ancelotti sur le banc parisien le 27 Juin dernier, pourra aussi compter sur Marquinhos,19 ans, (voir ci-dessous), arraché à l'AS Roma, et l'ancien lillois Lucas Digne. Sans compter qu'avec Pastore, Lavezzi, Menez, Ibra, Cavani, Paris possède l'une des meilleures attaques du monde. Et a doublé tous les postes au milieu et en défense.  L'argent ne fait pas le bonheur, mais il fait une équipe. Voire deux. Voire trois. 

Le joueur à suivre : Marquinhos

Crack. Le nouveau Thiago Silva. Les qualificatifs qui définissent le potentiel de ce jeune joueur de 19 ans sont alléchants. Pourtant, au premier abord, on est en droit de penser que 35 Millions d'euros pour un joueur qui n'a rien prouvé, ou presque, ça fait cher. Pas une bonne excuse pour l'ancien latéral du PSG Paulo Cesar, qui ne doute pas une seconde des qualités et du mental du jeune Marquinhos :"Si le PSG l’a recruté, c’est qu’il est considéré comme un futur grand. Il y aura une concurrence très forte cette année dans la défense du PSG avec Thiago Silva, Alex et Sakho mais je pense qu’il va pouvoir s’imposer car c’est un jeune qui a beaucoup de personnalité et du caractère". Puissant, excellent tacleur et très bon dans l'anticipation, la marge de progression du gamin de Sao Paulo est immense. Et lorsqu'il s'agit de sortir le chéquier pour un jeune prometteur, le PSG ne rechigne pas. Et ce ne sont pas les bonnes performances de Marco Verrati et de Lucas Moura qui bouleverseront leur politique de recrutement. Bien au contraire. 

Le coup de l'été : Edinson Cavani

31, 28, 36. Le total des buts plantés par "El Matador" lors de ses trois saisons au Napoli est faramineux. Avec Edinson Cavani, les rouges et bleus se sont offert l'un des meilleurs n°9 du monde. Pourtant, ce ne fût pas une mince affaire. Annoncé à Chelsea, au Real Madrid et à Manchester City, l'Urugayen a bien failli ne jamais fouler la pelouse du Parc des Princes. D'autant plus que pour son père, Luis Cavani, l'attaquant ne souhaitait pas quitter Naples cet été :"Son arrivée à Paris n'était pas prévue. L'intention de mon fils, c'était de rester à Naples la saison prochaine. Il avait un objectif : battre le record de Maradona. Après, le PSG s'est présenté avec une offre incroyable". Une riche idée. Très riche. Car à Naples, "El Pelatido" ("le pouilleux" en espagnol), a prouvé qu'il était un joueur capable de répéter les courses à l'infini, extraordinairement adroit, et d'une intelligence rare. Acheté 64 millions d’euros, il devient le joueur le plus cher de l’histoire de la Ligue 1 et le cinquième plus gros transfert de l’histoire du foot mondial. A Naples, on pleure toujours son départ. Une ville qui a construit une statue à son effigie, et dans laquelle sont vendues des pizzas qui portent son nom. 

Jean Charbon