Aulas
Jean-Michel Aulas, président de l'Olympique Lyonnais. | JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

Pour Jean-Michel Aulas, l'application du fair-play financier sera "ferme et définitive"

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"Le fair play financier interviendra de manière ferme et définitive", a assuré mardi le président de Lyon Jean-Michel Aulas qui s'est de nouveau alarmé des déséquilibres économiques dans le football français, dans un message directement à l'intention du Paris SG qui pourrait officialiser bientôt l'arrivée de Kylian Mbappé après celle de Neymar.

"Je pense que le fair play financier (FPF) interviendra de manière ferme et définitive, peut-être à posteriori. En Europe, il sera tout à fait respecté", a déclaré le dirigeant de l'OL lors de la présentation de la nouvelle recrue Cheikh Diop. Cet été, le Paris SG a notamment dépensé déjà 222 millions d'euros pour débaucher la star brésilienne du Barça, et il s'apprête maintenant à se faire prêter la pépite monégasque avec une option d'achat à 180 millions d'euros. "Quand on fait une location avec une option d'achat de 180 millions, je m'interroge. J'ai été élevé dans un milieu assez rigoureux. Pourquoi ce système-là ? Et quand je me pose la question, je me dis que c'est probablement pour contourner le règlement. Si des gens sont suffisamment stupides pour accepter que le règlement soit contourné, c'est vers eux qu'il faut se tourner. Pas vers moi, ni vers Nasser El Khelaifi (le président du PSG, ndlr) qui a raison de faire ce qu'il fait car tout le monde le laisse faire", a poursuivi Jean-Michel Aulas.

"Quand Nasser fait venir Neymar je suis très heureux et on en bénéficiera tous. Mais il faut raison garder. Quand le budget d'un club français va tangenter autour de 800 millions d'euros alors que la moyenne des autres en L1 est de 65 millions d'euros, on peut trouver cela un peu déstabilisant pour l'ensemble du système. Mon propos n'est pas de pointer du doigt ce que fait le PSG mais d'expliquer ce qui peut mettre en risque le football français dans les quatre ans. En général, quand j'ai évoqué des risques par le passé, à terme malheureusement je ne me suis pas trop trompé", a-t-il averti.

Le président de l'OL avait fustigé samedi, "un manque de courage" vis-à-vis de ces déséquilibres économiques. "Ca s'adresse à tous les gens qui gèrent les instances. J'en fais partie. Je dis les choses. Cela s'adresse aussi aux observateurs", a-t-il dit. Selon le principe du FPF mis en place par l'UEFA, les dépenses d'un club ne peuvent être supérieures aux recettes.

AFP