Michel Platini
L'image de Michel Platini est de plus en plus écornée avant le vote pour la présidence de la FIFA | PATRICK SEEGER / DPA / dpa Picture-Alliance/AFP

Platini suspendu de toute activité liée au foot : décision du tribunal vendredi

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Que la réponse soit positive ou négative, une partie de l'avenir de Michel Platini va s'éclaircir vendredi. C'est à 10h00 que le Tribunal arbitral du sport annoncera sa décision sur la levée ou non de la suspension provisoire du président de l'UEFA de toute activité liée au foot. Cette décision sera annoncée sur le site internet du TAS et par communiqué de presse.

Platini a été suspendu 90 jours le 8 octobre par la justice interne de la  Fifa, qui lui reproche d'avoir reçu 1,8 million d'euros en 2011 de la part de  Joseph Blatter, président aujourd'hui démissionnaire de la Fifa et également  suspendu, pour un travail de conseiller achevé en 2002. Si la suspension provisoire du patron de l'UEFA était levée, il pourrait  alors présider le tirage au sort de l'Euro-2016 samedi soir à Paris. Cela  serait une victoire symbolique, même si une menace bien plus lourde pèse sur  lui: une radiation à vie du monde du football dans le cadre du jugement sur le  fond de la justice interne de la Fifa, attendu avant Noël.

Le triple Ballon d'Or était venu lui même plaider sa cause mardi après-midi  devant le TAS, juridiction sportive suprême basée à Lausanne, qui avait  également entendu les avocats de la partie adverse, la Fifa, dans une procédure  en urgence. "Vous savez que je n'aime pas les injustices, j'espère qu'on m'a bien entendu", avait juste lâché le Français de 60 ans à sa sortie du TAS, souriant,  avant de reprendre le volant de sa voiture, accompagné de ses conseils.

Platini espère que l'apparition d'une nouvelle pièce du dossier va faire basculer la décision en sa faveur. Il s'agit  d'une note interne de l'UEFA datant de 1998 où Platini est qualifié de futur  "employé de la Fifa", que la défense de l'ex-N10 des Bleus met en avant et qu'a  pu consulter l'AFP mardi. Pour le camp Platini, ce document, révélé 6 décembre par le Journal du  Dimanche, est la preuve "écrite d'un contrat oral" pour un travail salarié et  bat en brèche une partie des accusations de la justice interne de la Fifa.

Avec AFP