Platini: "Nous ne reviendrons jamais en arrière" sur le fair-play financier

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"Nous ne reviendrons jamais en arrière", a assuré vendredi Michel Platini, président de l'UEFA, au sujet du fair-play financier (ne pas dépenser plus qu'on ne gagne), les clubs contrevenants s'exposant à des sanctions à partir de 2014-15 allant jusqu'à l'exclusion des compétitions.

"Nous ne reviendrons jamais en arrière sur le fair-play financier, cette mesure avait été décidée à l'unanimité des clubs (européens), c'est une révolution dans le foot européen et nous la ferons", a expliqué M. Platini lors d'une rencontre avec la presse à Monaco. "Nous avions laissé un délai, 3-4 ans pour que ça se mette en place, maintenant nous allons commencer à travailler", a-t-il ajouté.

"Il y a besoin du fair-play financier, a insisté le secrétaire général de l'UEFA, Gianni Infantino, présent aux côtés de M. Platini. Les pertes financières des clubs (européens) sont stabilisées, mais à un niveau historique et dangereux, avec 1,7 milliards d'euros de pertes en 2011". La mise en place progressive du cadre du fair-play financier a déjà eu des effets, M. Infantino notant un "ralentissement de l'activité des transferts, avec pour le mercato hivernal 2012 une baisse de 20% comparée à la période 2008-11, et pour le mercato estival 2012, même s'il n'est pas encore complètement terminé, une baisse de 22% par rapport à la période 2008-11".

Dans le cadre du fair-play financier, les premières sanctions pourraient tomber à partir de 2014-15, avec un panel large allant du simple avertissement jusqu'à l'exclusion par exemple de l'épreuve reine des clubs en Europe, la Ligue des champions. Tous les clubs seront soumis au même régime, y compris le Paris SG, détenu par les richissimes Qataris.

Victor Patenôtre