Michel Platini
Michel Platini était devant la commission des recours de la Fifa lundi | MICHAEL BUHOLZER / AFP

Platini "content" après son audition à la Fifa

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Suspendu huit ans de toutes activités liées au football, Michel Platini était devant la commission de recours de la Fifa ce lundi. Il s'est dit "content de la manière dont [l'audition] s'est passée" après huit heures et demie à défendre sa position.

"Cela a été une bonne audition, très bien menée par des gens sincères et je suis content de la manière dont ça s'est passé. Maintenant on verra comment ça se passe", a déclaré l'ancien capitaine de l'équipe de France. Pour aider à sa défense, Platini a notamment présenté deux témoins, Jacques Lambert, actuel président du Comité d'organisation de l'Euro-2016, et Angel Maria Villar Llona, président de la Fédération espagnole et vice-président de l'UEFA, pour prouver l'existence du fameux contrat oral passé entre lui et Joseph Blatter.

Deux témoins

L'absence de ce contrat est le point central du dossier à l'encontre de Michel Platini. Platini et Blatter, jusqu'ici les personnages les plus puissants de la planète football, sont en effet tombés en raison du paiement controversé de 1,8 million d'euros du Suisse au Français en 2011 pour un travail de conseiller  achevé en 2002 sans contrat écrit. L'audition de Platini a débuté à 11h30 et s'est terminée vers 20h00. Avant  de pénétrer au siège de la Fifa, le Français avait glissé quelques mots à la  dizaine de journalistes présents. "Je ne me bats pas pour mon avenir, mais contre l'injustice. Si j'avais  quelque chose à me reprocher, je serais en Sibérie à me cacher de honte", a  notamment déclaré l'ancien joueur vedette de la Juventus.

L'audience de Platini sera suivie mardi par celle de Joseph Blatter,  président de la Fifa démissionnaire, frappé de la même sanction. Ces deux  auditions en appel interviennent alors que la campagne électorale bat son plein  pour l'élection à la présidence de l'instance suprême du foot mondial, prévue  le 26 février à Zurich.

Avec AFP