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Michel Platini | FABRICE COFFRINI / AFP

Platini attend le soutien de l'UEFA

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Suspendu 90 jours de toute activité liée au football, Michel Platini attend avec une certaine impatience le compte-rendu de la réunion de crise des 54 fédérations composant l'UEFA, ce jeudi à Nyon. Le président de l'instance européenne devrait en effet savoir en fin d'après-midi si les dirigeants du football européen lui apportent leur soutien pour sa candidature à la présidence de la Fifa.

Lourdement sanctionné la semaine passée par la Commission d'éthique de la Fifa pour un versement de 1,8 million d'euros reçu en 2011 du président Joseph Blatter, Platini doit impérativement pouvoir compter sur tout le soutien de son instance. L'ancien capitaine de l'équipe de France qui a fait appel devant la chambre des recours de la Fifa de cette sanction, entend bien redorer une image ternie par les soupçons de corruption qui pèse sur ce fameux versement d'argent. Il en va évidemment de son image, et aussi de ses chances à l'élection à la présidence de l'instance suprême du football, qui est prévue le 26 février prochain. Sans le soutien de l'UEFA, le Français pourrait bien être déclaré inéligible par la commission électorale. Platini espère donc qu'à l'issue de la réunion (aux alentours de 18h00), la majorité des 54 fédérations du Vieux continent se sera exprimé en sa faveur.

Un report de l'élection à la présidence de la Fifa ?

Même s'il peut toujours compter sur le soutien de la France, notamment par les voix de Didier Deschamps et du ministre des Sports Patrick Kanner, "Platoche" ne fait plus l'unanimité. Le patron du football allemand, Wolfgang Niersbach, lui avait par exemple demandé récemment "de juger s'il peut maintenir sa candidature avec cette lourde charge". Cette question lourde de sens, avait trouvé un écho dans les propos du dirigeant de la fédération anglaise, Greg Dyke. "Si la commission d'éthique arrive à la conclusion que M. Platini ne s'est pas conduit correctement, alors la fédération anglaise ne le soutiendra pas", avait-il dit. Malgré ces prudentes prises de position, Platini compte par ailleurs sur l'éventuelle demande par l'UEFA d'un report de l'élection à la présidence de la Fifa. Une telle décision donnerait la possibilité à Platini d'épuiser toutes les voies de recours, notamment celle du Tribunal arbitral du sport.

Romain Bonte