Patrice Evra et Sir Alex Ferguson
Patrice Evra et Sir Alex Ferguson | AFP

Patrice Evra visé par une enquête pour ses injures homophobes après PSG-Manchester

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Le parquet de Paris a annoncé lundi avoir ouvert une enquête visant Patrice Evra pour "injures à caractère homophobe". L'ancien joueur de l'équipe de France et de la Juventus Turin avait lancé des insultes contre le PSG après la défaite des joueurs de la capitale contre Manchester United en huitième de finale de la Ligue des Champions.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "injures à caractère homophobe" visant Patrice Evra, qui avait lancé des insultes contre le PSG après la défaite des Parisiens contre son ancien club de Manchester United en Ligue des champions.

Cette enquête, confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne, a été ouverte à la suite d'une plainte déposée mardi dernier par les associations Mousse et Stop Homophobie, soutenues par le collectif Rouge Direct qui réunit les anciens du Paris Foot Gay, ex-club amateur de la capitale.

Ancien défenseur et capitaine de Manchester United, Patrice Evra s'était déchaîné sur les réseaux sociaux après la victoire des Mancuniens contre le PSG en huitièmes de finale de la Ligue des champions, invectivant l'ancien joueur parisien Jérôme Rothen puis lançant notamment, le 18 mars, dans une vidéo sur SnapChat: "Paris, vous êtes des pédés ... ici c'est les hommes qui parlent".

Le footballeur, habitué des insultes dans les médias ou les réseaux sociaux, avait ensuite posté un nouveau message pour s'excuser, assurant ne pas être homophobe.

"C'est une très grande satisfaction pour notre collectif Rouge Direct", a réagi  Julien Pontes, porte-parole du collectif, saluant "la rapidité de la réaction du parquet de Paris, qui a décidé que la loi s'appliquerait à M. Evra". "Avec un peu de volonté, on arrive à enclencher des procédures de sanction qui ne sont jamais enclenchées dans le monde du football", s'est-il félicité, disant attendre "une peine exemplaire" dans cette affaire.

AFP